Campagne de Carême animée par le CCFD au profit de la solidarité internationale

du 6 février au 18 mars 2008

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Les modes de développement en question

Le « Sens du développement », nouveau thème de réflexion et de sensibilisation du CCFD pour les année 2008 à 2012, invite cette année à questionner les modes de développement, puis il abordera les dimensions économiques, sociales et politiques des nouveaux défis du développement.

Quels modèles de société ?

Les associations partenaires du CCFD, au contact des plus pauvres, mettent en pratique une autre idée du développement.

Haïti : « Le développement n’est pas la photocopie de modèles venus d’ailleurs, de France ou des États-Unis, c’est essayer de répondre au mieux aux besoins de la population en tenant compte de nos spécificités culturelles et historiques. Tout processus de développement ne peut s’articuler que sur la justice sociale ».

Jean-Baptiste Chénet, coordinateur du groupe de recherche de la commission épiscopale Justice et Paix en Haïti.

Brésil : « Notre rôle en tant qu’organisation non gouvernementale (Ong) est d’interpeller les secteurs de l’université pour leur demander comment on peut penser autrement le développement, alors même qu’on a orienté toute la recherche au Brésil dans l’idée qu’on pourrait se développer comme aux États-Unis ou en Europe. De plus nous devons montrer ce qui se pratique déjà. Nos petites expériences d’Ong ne résolvent rien à elles seules, mais elles montrent qu’il est possible de faire autrement ».

JP Leroy, coordinateur du Programme pour un Brésil durable et démocratique.

Bornéo : « La durabilité est pour les Dayaks la considération la plus importante dans leur système de gestion des ressources naturelles ».

John Bamba, chercheur indonésien de l’Institut de dayakologie, sur l’île de Kalimantan (Bornéo).

Consommation : quel impact ?

Nous interroger ici sur nos propres modes de vie, nous invite à redéfinir la notion de richesse et de pauvreté, à réfléchir à nos choix de consommation et leurs conséquences sur le développement des pays du Sud.

Mines d’or : 70 % de l’or consommé pour l’industrie du bijou provient de pays en développement. L’exploitation des mines se fait le plus souvent au détriment des droits et de la santé des populations locales et de l’économie du pays. Nos bijoux doivent-ils êtres produits à ce prix ? N’est-il pas temps de réclamer un contrôle accru sur les activités minières ?

Huile de palme : censée résoudre en partie le défi énergétique mondial, l’huile de palme entraine la plantation de palmiers sur des milliers d’hectares dans les pays tropicaux au détriment de la forêt et des conditions de vie des habitants. Pour nos déplacements quotidiens, pouvons-nous mettre au même niveau de nos préoccupations la lutte contre le réchauffement de la planète et le mieux-être des populations du Sud ?

Industrie textile : une marque de vêtements peut faire fabriquer ses produits et les distribuer partout dans le monde. Une grande part des vêtements que nous portons sont fabriqués dans des pays où les conditions de travail des ouvriers sont déplorables. N’est-il pas temps enfin de réclamer plus d’éthique sur nos étiquettes ?

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