25 février mercredi des cendres participation à l’animation liturgique dans les diocèses de France. Pendant toute la durée du Carême : animations dans les communautés chrétiennes.
11 au 31 mars rencontres avec les 40 partenaires du CCFDTerre solidaire dans les diocèses.
29 mars 5e dimanche de Carême collecte dans les communautés chrétiennes, animations dans les paroisses. Contribution de la délégation de Clermont-Ferrand à l’animation de la messe en l’église Jeanne d’Arc, retransmise sur France 2 dans le cadre des émissions du Jour du Seigneur.
Samedi 21 mars - ou à une date proche Bouge ta planète : mobilisation des jeunes pour la solidarité internationale. 350 lieux de fête dans toute la France
A l’occasion de sa réflexion sur « le Sens du développement » lancée en 2008, le CCFD-Terre solidaire questionne les incidences sociales et environnementales des activités économiques, et de nos choix qu’ils soient individuels ou collectifs.
Interpellé par un nombre croissant de ses partenaires du Sud, il élabore des propositions sur la responsabilité des acteurs économiques et plus particulièrement des entreprises, lorsqu’elles ont un impact négatif sur les plus vulnérables.
La menace des agrocarburants pour l’agriculture vivrière
Censés résoudre le problème de la pénurie croissante des carburants d’origine fossile qui font aujourd’hui tourner les moteurs des véhicules des pays riches, ces carburants sont d’origine végétale : leur développement à grande échelle dans les pays du Sud a des impacts environnementaux mais aussi sociaux et économiques sur les pays concernés alors même qu’ils sont inefficaces pour résoudre la crise énergétique.
En Indonésie sur l’île de Kalimantan, des multinationales de l’agroalimentaire détruisent la forêt primaire et les modes de vie traditionnels des habitants, au profit de la monoculture intensive de palmiers à huile qui ruine les terres, en vue de produire des agrocarburants pour l’exportation. L’Institut de Dayakologie, partenaire du CCFD-Terre solidaire à Kalimantan, milite pour la défense des droits de la population dayak, malmenée par ces bouleversements, et pour le respect de l’environnement naturel.
Au Brésil l’extension de la culture de la canne à sucre pour produire l’éthanol contribue à la destruction de la forêt amazonienne. La FASE, partenaire brésilien du CCFD-Terre solidaire, dénonce cette monoculture et propose en lieu et place un modèle d’agriculture agro-écologique adapté aux besoins du pays.
En octobre dernier, le CCFD-Terre solidaire a lancé la campagne « Les agrocarburants, ça nourrit pas son monde ».
Les conditions de travail dans les zones franches
Exemptes de presque tous les impôts et taxes en vigueur dans le pays d’accueil, les entreprises qui s’implantent dans les zones franches s’exemptent en plus bien souvent des obligations du droit social et environnemental.
Au Nicaragua dans les maquilas (usines d’assemblage de produits, notamment textiles, destinés à l’exportation), la journée de travail commence à 7h et peut se prolonger en soirée jusqu’à 22h, sur 6 voire 7 jours. Pour un salaire de 1 600 cordoba par mois, ressources qui ne permet pas de couvrir les besoins de première nécessité (entre 2 400 et 5000 cordoba). 85% des travailleurs sont des femmes de 18-30 ans, seules avec des enfants en bas âge, soumises à des traitements dégradants et en menace permanente d’être licenciées. Dans la banlieue de Managua, la JOC (jeunesse ouvrière chrétienne) soutient ces travailleuses, recueille des témoignages, et interpelle les pouvoirs publics sur le respect du Code du travail.
Le CCFD-Terre solidaire aide la JOC à créer des synergies avec les autres partenaires du pays, afin d’inciter tous les acteurs de la chaîne à prendre leurs responsabilités.
Le CCFD-Terre solidaire soutient ces mobilisations en interpellant les responsables politiques sur la nécessité de mieux contrôler les activités des entreprises dans les pays du Sud. Il lance une campagne sur la responsabilité des entreprises européennes pour que les droits des travailleurs soient respectés.