Des pratiques inéquitables et non durables

La demande mondiale en eau explose : elle a été multipliée par 6 au cours du 20ème siècle. L’agriculture est l’activité la plus consommatrice d’eau, alors que les habitants des zones rurales pauvres subissent des pénuries.
• Des ressources sur exploitées
Les ménages utilisent environ 10% de l’eau consommée chaque année. La pression démographique et la généralisation du style de vie occidental ne font qu’accroître la demande.
Un Européen consomme entre 300 et 400 litres d’eau par jour. L’Oms évalue la quantité suffisante à 40 l. par jour et par personne.
La part de l’industrie dans la consommation globale d’eau est d’environ 20%. Certains procédés, comme ceux de l’industrie du papier ou de la séparation des matériaux, requièrent de l’eau en quantité.
Une usine fabriquant des composants électroniques peut consommer 18 millions de litres par jour, soit autant qu’une ville de 60 000 habitants en un an.
C’est l’agriculture qui nécessite le plus d’eau : approximativement 70% de la consommation annuelle. L’agriculture irriguée, intensive, a conduit à la multiplication des grands barrages et au pompage des nappes souterraines.
La construction de nombreux grands barrages s’est faite sans consulter les populations concernées. Certaines ont du quitter leur habitat (1.9 millions de personnes déplacées pour la mise en eau du barrage des Trois-Gorges en Chine) tandis que d’autres, en aval, se voient privées d’eau (les Irakiens subissent ainsi les conséquences du barrage construit par les Turcs sur l’Euphrate).
• …et mal réparties
L’accès à l’eau des citadins des grandes villes du Sud nécessitent de lourds investissements, confiés à des entreprises privées. Mais elles ont tendance à privilégier les régions et les clients rentables au détriment des populations pauvres.