Impact écologique

Obtenu, au Brésil, à partir de la canne à sucre, l’éthanol est présenté comme un carburant « propre ».

Rajouté au carburant classique, il réduit, aux dires de ses partisans, de 3 à 4 % les émissions de gaz à effet de serre (GES) par litre de carburant consommé. Cependant, des voix toujours plus nombreuses et plus informées se font entendre. Elles remettent en question la nature réellement écologique de cet agro-combustible.

D’après les experts , la canne à sucre ne menace pas directement l'Amazonie, région au climat trop humide pour ce type de culture. En revanche, son développement entraîne un effet de domino, puisqu’elle avance sur les zones traditionnellement réservées au pâturage. Du coup, le bétail sera à terme repoussé vers le nord du pays, avec, à la clé, un risque de déforestation. D’où la nécessité -urgente- de déterminer des zones agricoles pour chacune de ces activités.

Autre inquiétude majeure : les conséquences environnementales du mode de production de la canne à sucre. Dans leur travail d’alerte de l’opinion publique, les organisations de protection de l’environnement argumentent –malheureusement- à partir d’analyses et expertises inquiétantes.

Afin de faciliter la récolte manuelle et d’améliorer la productivité des ouvriers agricoles, les propriétaires brûlent la paille de la canne à sucre avant la récolte. Or, de nombreuses études affirment que cette opération libère du gaz carbonique et des substances chargées en nitrogène et en souffre, responsables de pluies acides. Quant aux particules libérées, elles sont hautement cancérigènes. A cela, il faut rajouter la pollution due aux pesticides et aux fertilisants qui, lors des pluies, se déversent dans des cours d’eau proches des exploitations. En l’absence de traitement efficace, cette pollution contamine notamment les nappes phréatiques. Elle compromet également la survie de nombreuses espèces aquatiques.



ccfd