A la veille de la réunion du Conseil européen des 11 et 12 décembre, le Comité catholique contre la faim et pour le développement , membre du collectif "Droits de l'homme Romeurope", invite à se rassembler, mercredi 10 décembre à 11 heures place Edouard Herriot, à Paris 7ème.
Il s'agit de rappeler aux députés que les Roms roumains et bulgares sont citoyens européens depuis le 1er janvier 2007.
Il n'en continuent pas moins à subir des discriminations, y compris dans les 150 métiers « ouverts » aux européens. Outre le paiement d'une taxe de près de 900 euros, leurs employeurs potentiels doivent remplir un dossier complexe de demande d’autorisation de travail, attendre 3 à 6 mois la fin de la procédure et, enfin, ne proposer que des contrats à plein temps rémunérés au SMIC minimum, ce qui exclut les emplois partiels.
Le CCFD-Terre solidaire demande donc l'égalité des droits :
- la fin, dès le 1er janvier 2009, des mesures transitoires qui limitent l’accès des Roumains et Bulgares au marché de l’emploi,
- la fin des refus d'inscription à l'école pour les enfants roms, avec des conditions nécessaires pour une scolarisation régulière et effective,
- l’arrêt des expulsions de squats et bidonvilles sans solution de relogement et des mesures afin que personne ne dorme dehors,
- la fin des mesures d’éloignement du territoire distribuées systématiquement sur leurs lieux de vie.
Pour en savoir plus sur la situation des Roms, retrouvez l'analyse du CCFD sur le site
http://www.a-part-entiere.org/