Dans un contexte de crise alimentaire mondiale, Haïti n'arrive pas à nourrir sa population.
Dans le même temps, ce petit pays d'Amérique doit honorer cette année plus de 58 millions de dollars de service d'une dette contractée essentiellement durant la période de la dictature Duvalier. En 2009, il devra encore rembourser, au minimum, près de 51 millions de dollars.
Aussi le Comité catholique contre la faim et pour le développement adresse-t-il, avec vingt cinq de ses alliés, une lettre ouverte aux ministres d'économie du G-8. Leur demande ? au mieux l'annulation immédiate de la dette d'Haïti, au moins un moratoire sur le service de la dette.