Gouvernance mondiale - G20

CCFD-Terre Solidaire


Cet article est extrait du site http://www.ccfd.asso.fr


 
paroles d'acteurs

La gouvernance mondiale, c’est aussi la gestion du bien commun



Paris, le 18 septembre 2009.

Lorsque nous parlons de gouvernance mondiale, nous pensons Etats et organisations internationales ; nous songeons surtout à leurs difficultés à « gouverner le monde ». Le CCFD-Terre Solidaire et ses alliés ont ainsi élaboré des propositions pour défendre le cadre multilatéral des Nations unies, et pour accroître l'influence des pays du Sud dans les instances décisionnelles internationales qui font la part belle aux pays riches (Conseil de Sécurité, FMI et Banque Mondiale). Dans son dernier discours aux Ambassadeurs, daté du 26 août, Nicolas Sarkozy lui-même en parle, prônant diverses réformes et engagements financiers en faveur des pays émergents et du continent africain. Fort bien. Le 3ème sommet du G20 va produire un communiqué qui reprendra sans doute pour partie les propositions françaises. Celles-ci, ainsi que les mesures envisagées lors des précédents G20 pour sortir de la crise actuelle ne seront probablement pas suivies d'effets. Il nous faut demander plus de suivi des engagements prononcés ici et là par nos gouvernants, plus de transparence dans la mobilisation effective des montants financiers annoncés.

Changeons de perspective. La gouvernance mondiale ne se loge pas seulement au sein des organisations internationales ou des salons dans lesquels se rencontrent nos chefs d'Etats. Elle peut être pensée autrement, de façon plus diffuse. Elle se joue également dans des initiatives privées, la sensibilisation de l'opinion publique et l'action collective. En se disant que rien de concret et de positif ne se construira sans l'accord et la compréhension des individus et des milliers de peuples qui composent notre planète. L'exemple en a été donné en septembre par le rassemblement interreligieux annuel organisé par la communauté San' Egidio ; cette rencontre de responsables des principales grandes religions a eu lieu à Auschwitz, pour dire notamment qu' « aucune guerre n'est sainte » et marquer par un symbole fort ce qui n'est autre que le désir ardent de paix niché au cœur de tout homme. La répercussion que devrait avoir cet évènement dans la conduite de chacun, y compris de celui des leaders politiques, est très importante.

Chacun peut et doit agir à un niveau local pour que nous puissions mesurer des progrès au niveau global.



comité catholique contre la faim et le développement
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