Le développement tel que le conçoit le CCFD-Terre Solidaire n'est pas compatible avec la surexploitation des ressources naturelles. Le respect du vivant, de sa diversité, des milieux naturels ne sont pas des préoccupations superflues, réservées aux sociétés "riches". Ce sont des nécessités dont dépend la survie humaine. Le développement ne peut donc être que durable.
Les modèles de "développement" fondés sur un rapport strictement productif à la nature, cèdent au mirage de la toute puissance des technologies et à l'illusion du profit à court terme. Ils aboutissent à la déforestation, à l'appauvrissement de la biodiversité - en d'autres termes, de la vie sur Terre -, à la destruction des écosystèmes dont dépend l'alimentation humaine.
La raréfaction des ressources naturelles et les périls écologiques (le changement climatique) menacent non seulement la vie, mais constituent des causes de conflits à venir autour de l'accès à l'eau, à la terre, à l'espace habitable. Il est à craindre que dans un avenir déjà envisageable, ils soient à l'origine de mouvements humains de masse.
Notre approche est fondée sur une certitude : nous n'avons qu'une seule planète pour tous et les ressources vitales doivent être protégées et équitablement partagées. Ce sont des biens publics mondiaux.
Nos priorités
Le CCFD-Terre Solidaire fait donc de la protection des ressources naturelles une préoccupation essentielle. C'est pourquoi nous appuyons :
La protection et la gestion raisonnée des milieux naturels comme les oasis, les mangroves, les zones menacées de désertification ou l'érosion.
La gestion de proximité des ressources en eau, l'adoption de méthodes culturales et de pêche durables.
La mise en place de cadres sociaux fondés sur l'organisation et la participation des populations concernées.
La défense d'un modèle d'agriculture paysanne, fondée sur la diversité et des technologies héritées d'une connaissance ancienne des potentialités et des limites de chaque terroir.