L’apprentissage de la démocratie locale
Priorité aux femmes et aux jeunes diplômés chômeurs
Le contexte
Le Mali vit depuis quelques années à l’heure de la décentralisation. Les responsables des collectivités territoriales élus récemment doivent encore apprendre à mettre en œuvre les politiques publiques qui concernent leur commune ou leur région.
La population n’est pas préparée aux règles du jeu de la démocratie locale et la demande sociale est forte dans ce pays sahélien à la pauvreté persistante.
Deux catégories de population souffrent particulièrement du marasme actuel et risquent d’être oubliées des priorités des nouvelles collectivités : les femmes (un élu local sur dix seulement est une femme) et les jeunes diplômés au chômage (5000 d’entre eux parviennent chaque année sur un marché de l’emploi très fermé).
Le partenaire
Le centre Djoliba est né à Bamako en 1997. L’association s’est d’abord centrée sur la création d’emplois pour les jeunes diplômés chômeurs. Elle se donne comme mission plus large de promouvoir la démocratie et la décentralisation par l’information et la formation des acteurs de la société civile malienne.
Le projet
Promouvoir l’expression des citoyens dans les cercles communaux de Ségou et Sikasso. Deux catégories de citoyens sont privilégiées : les femmes et les jeunes diplômés chômeurs.
Les réalisations
• Le centre Djoliba organise de nombreux débats, conférences et sessions de formation pour faire progresser les notions de démocratie et de développement local dans la population des communes concernées.
Environ 10000 personnes, dont 3500 femmes sont concernées par ces actions.
• Le centre encourage les femmes à s’engager dans les instances de décision politique et d’accès au micro-crédit.
• D’autres actions concernent les jeunes sans emploi pour faciliter leur insertion dans la vie active, voire consolider leurs projets de création de micro-entreprises.
Les organisations de la société civile (ONG et associations) bénéficient elles aussi de conseils et de formations spécifiques.