Publié le 01.03.2010 • Mis à jour le 23.08.2012

Les actionnaires de Carrefour se réunissent en Assemblée générale

Les conditions de travail chez ses sous-traitants textile à l'ordre du jour ?

Paris, le 5 mai 2010

Assemblée générale de Carrefour. Les conditions de travail chez ses sous-traitants textile à l’ordre du jour ?

Les actionnaires de Carrefour se réunissent aujourd’hui en Assemblée générale d’un groupe qui maintient une bonne santé financière. Gageons que les conditions de travail déplorables de millions d’ouvrier(e)s le long de la chaîne d’approvisionnement textile seront dernières à l’ordre du jour

Le groupe Carrefour pourra se féliciter du succès, malgré la crise, de sa recette éprouvée : une pression extrême sur les coûts de production permettant de dégager toujours davantage de profits. Avec un chiffre d’affaire de 96 milliards d’euros en 2009, en croissance de 1,4%, le groupe maintient en effet, au niveau mondial, une bonne santé financière.

Mais quelle place auront, au sein des discussions, les conditions de travail de millions d’ouvriers, majoritairement des jeunes femmes, réalisant dans les usines des fournisseurs et sous-traitants à l’autre bout du monde, les produits textiles de la marque du distributeur ? Horaires démesurés, salaires de misère, conditions de sécurité minimales, répression syndicale, sont encore le quotidien de nombre d’entre eux.

Pourtant, Carrefour s’est engagé à travers son code de conduite à « respecter et faire respecter les normes internationales de l’Organisation internationale du travail et de l’ONU » tout au long de sa chaîne d’approvisionnement. Dans le cadre de la campagne « Droits des travailleurs... Liquidation totale ? », les consommateurs rappellent aux distributeurs français qu’ils attendent d’eux que les slogans publicitaires vantant leur responsabilité se traduisent en actes.

Certes, Carrefour a mis en oeuvre certaines mesures visant à améliorer les conditions de travail dans sa filière textile, notamment en collaboration avec des organisations de la société civile. Mais le deuxième distributeur mondial, qui emploie à ce jour 495 000 salariés à travers le monde, sans compter les travailleurs chez ses sous-traitants, ne peut se satisfaire de mesures minimum. S’il veut assumer sa responsabilité sociale vis-à-vis de sa chaîne d’approvisionnement, il doit revoir en profondeur ses pratiques d’achat : cesser la course déraisonnable aux moindres coûts et la pression extrême sur les délais de commande, qui ne fait qu’attiser le moins-disant social, en France et dans le monde.

Nous attendons des actionnaires de Carrefour qu’ils fassent de l’application des droits des travailleurs à travers le monde une priorité.

>La campagne sur www.ethique-sur-etiquette.org/spip.php ?article79

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