Publié le 1er mai 2006

Les obstacles à la mise en place d’un tourisme différent

Mots-clés :

Hostilité : la résistance des Tours Opérateurs n’est pas négligeable d’autant qu’ils entretiennent souvent des liens privilégiés avec les autorités locales. Quant à ces dernières, elles veillent parfois davantage à leurs intérêts personnels qu’à l’émancipation économique, sociale et culturelle de leurs populations. Dans de nombreux pays non démocratiques, il reste en outre très difficile de s’organiser en association indépendante.

Financement : la plupart des communautés locales du Sud gérant leurs propres structures touristiques doivent compter sur l’aide financière des ONG pour satisfaire aux normes occidentales de confort et d’hygiène.

Formation : les formations touristiques destinées aux professionnels du Sud sont rares ou inexistantes. Quant à celles proposées dans les pays du Nord, elles mettent l’accent sur la satisfaction des besoins du client mais ignorent la question de l’impact du tourisme dans les sociétés d’accueil. Or les agents touristiques sont les premiers à pouvoir alerter leurs clients. Une exception cependant, depuis 2001, les programmes des B.T.S. tourisme intègrent le thème du tourisme sexuel grâce à un partenariat entre l’Education nationale et l’association Ecpat.

Commercialisation : La juste rémunération des services et des produits entraîne une hausse des coûts globaux. D’où la difficulté de mettre les offres touristiques alternatives à la portée de tous. Aujourd’hui, la clientèle de ce type de produits reste une minorité intellectuelle (étudiants, enseignants, membres d’associations) voire financière.

Environnement  : Tout comme le tourisme de masse, le tourisme alternatif, recourt aux transports aériens pour ses destinations lointaines. Or alors que 95 % de la population mondiale n’a jamais volé, le transport aérien contribue pour 5 à 12% au réchauffement climatique. Comparaison : un aller-retour Paris-San Francisco est à l’origine de 6 160 kg de gaz carbonique rejeté dans l’atmosphère tandis qu’un habitant de l’Inde émet en moyenne 900 kg de gaz carbonique par an.

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