Publié le 28 janvier 2005

En direct : Utopistes Debouts (7/10)

Porto Alegre, 28/01/2005

Bonjour à vous, Utopistes Debouts

Mots-clés :

Voila une journée de plus dans ce grand marché de l’altermondialisation, nous ne savons comment vous décrire ce que nous vivons. Bon, fermez les yeux, et imaginez vous une planète miniature, des peuples qui se croisent qui échanges, qui débattent, qui dansent. Des créations artistiques du monde entier, photos son, ambiance, parole, histoire, peinture. Les grandes pensées pour un possible autre monde ou les petits échanges tous simples. Nous y sommes et nous vivons quelques choses qu’il faut voir pour croire, les hommes sont bien là avec leurs espérances, leurs utopies pour imaginer de vraies alternatives au système capitaliste qui fait tant de ravages

Dracula et les délocalisations

On aurait pu croire qu’une délocalisation aurait au moins un point positif, celui de créer des emplois dans les pays du Sud. Pourtant, comme nous l’a démontré un syndicaliste méxicain ce matin, une entreprise qui délocalise détruit l’économie locale, provoque des migrations internes et développe un urbanisme non maîtrisé. A cela, il faut ajouter les mauvaises coditions de travail dénoncées par une syndicaliste indienne. De plus, une entreprise occidentale vient implanter ses références culturelles, marginalise la diversité des cultures. Ces travailleurs ne sont pas à l’abris d’une délocalisation vers d’autres pays, ou même vers d’autres régions de leur propre pays. Une des manières de freiner la délocalisation et ses concéquences néfastes est l’utilisation de l’effet Dracula. Les grands groupes tiennent à leur image de marque, or, quand on les présente comme des montres tuant à la tâche des enfants et se nourrissant de la misère humaine, l’opinion publique change de regard sur ses entreprises et n’achète plus leurs produits, provoquant ainsi une perte de profit. Les multinationales sont alors forcées de changer leurs politiques et de respecter les droits du travail et de l’homme. Il n’y a pas de solutions toutes faites mais les syndicalistes et les ONG doivent travailler ensemble pour former des citoyens, organiser les travailleurs dans les entreprises et imposer des normes sociales au niveau mondial.

Déclaration Les jeunes et la souveraineté alimentaire

Entre le 22 et le 25 janvier 2005, dans la ville de Porto Alegre, Brésil, les jeunes ruraux du MIJARC, MAELA, et VIA CAMPESINA, se sont réunis pour construire ensemble leur conception de la souveraineté alimentaire. Ils déclarent que la souveraineté alimentaire est le légitime droit des hommes, des femmes, des jeunes et des enfants, spécialement des peuples indigènes, des paysans, des petits producteurs familiaux, des pêcheurs, à décider et à participer aux politiques sociales, environnementales, économiques et culturelles pour eux-même et pour la société.

Pour ceci, ils revendiquent les droits à :

  1. Accéder et contrôler les ressources naturelles.
  2. Renforcer et impulser le travail collectif.
  3. Respecter, préserver et valoriser l’identité culturelle du milieu rural.
  4. Développer une éducation et une formation adaptées au milieu rural.

Et pour ces raisons, ils rejettent les politiques impulsées par le néo-libéralisme et la globalisation avec ses différentes expressions comme la libération des marchés à un niveau bilatéral et multilatéral, la promotion des OGM et la marchandisation des aliments imposés par l’OMC, la Banque Mondiale et le FMI.

Déambulations artistiques

Un entrepôt désafecté au bord de l’eau... On entre, des regards différents sur le monde, des regards de photographes, des photos du monde, la Palestine vue en noir et blanc. Dans un coin de la salle, des draps noirs tendus, on écarte les draps, et il y a du sable sous nos pieds. Des troncs d’arbres suspendus, beaucoup de troncs d’arbres. Des nichoirs en bidons d’huile recyclés. On passe un autre drap, les couleurs de l’Afrique qui défilent, une ambiance sonore, des visages, des regards, des couleurs, un autre drap, du sable, des photos, des feuilles mortes, un autre drap, des vêtements blancs illuminés qui flottent dans les airs. Des photos de l’Afrique composées, qui mélangent personnes et villages, regards et paysages, visages et cartes du monde.

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