Un avenir sans faim

Publié le 23 janvier 2013

Les Palestiniens, un peuple dispersé

Neuf millions de Palestiniens sont aujourd’hui dispersés entre plusieurs pays et territoires. Ils y subissent différents statuts discriminatoires et n’ont pas la possibilité de circuler librement. De nombreuses familles sont séparées.

Les réfugiés représentent plus de la moitié des Palestiniens (soit 4,8 millions de personnes [1]). Ils sont les descendants de ceux qui habitaient sur le territoire israélien actuel et ont été chassés ou ont dû fuir dès 1948, au moment de la guerre ayant suivi la proclamation de l’État d’Israël. Ils sont dispersés depuis plus de soixante ans au Liban, en Jordanie, en Syrie, en Cisjordanie, dans la bande de Gaza et à Jérusalem. Leurs biens ont été pris par l’État israélien, qui a toujours refusé leur droit au retour. Un tiers d’entre eux vit encore dans des camps de réfugiés.

Les Palestiniens d’Israël (soit 1,7 million de personnes [2]) représentent aujourd’hui plus de 20 % de la population israélienne. Ce sont les descendants de ceux qui n’ont pas été obligés de fuir et ont pu rester en Israël à la création de l’État en 1948. Ils sont devenus des citoyens israéliens, comme à Nazareth par exemple. S’ils bénéficient d’un bien meilleur niveau de vie socio-économique que les Palestiniens des territoires occupés, ils souffrent toujours de discriminations au sein de la société israélienne et ont dû abandonner une grande partie de leurs terres.

Les Palestiniens des territoires occupés par Israël suite à la guerre des Six jours en 1967 (soit 4 millions de personnes [3]) habitent en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Avant cette date, la Cisjordanie (dont Jérusalem- Est) dépendait de la Jordanie et Gaza de l’Égypte. Depuis les accords d’Oslo en 1993 et la création de l’Autorité
palestinienne sur ces territoires, leurs habitants ont une carte d’identité palestinienne. Cependant, ils sont soumis aux restrictions imposées par les autorités israéliennes. Ils ne peuvent se déplacer en Israël et à l’étranger sans permis soumis à condition. Ils ne peuvent pas non plus circuler entre la Cisjordanie et Gaza. Le mur construit depuis 2002 sépare maintenant les habitants de Jérusalem du reste de la Cisjordanie.

Les habitants palestiniens de Jérusalem-Est (soit 230 000 personnes) ont un statut à part. Cette partie de la ville a été non seulement occupée, mais annexée par Israël après 1967. Les Palestiniens de Jérusalem reçoivent depuis une « carte de résident » qui leur accorde le droit de rester vivre dans leur ville. De plus en plus difficile à faire renouveler et révocable, cette carte ne leur garantit pas non plus l’accès aux mêmes droits ni aux mêmes services publics qu’aux autres habitants israéliens.


PARTAGE : QU’EST-CE QUE JE CONNAIS DE LA PALESTINE ET D’ISRAËL ?

Êtes-vous déjà allé en pèlerinage ou en voyage en Terre Sainte ?
Avez-vous rencontré des Israéliens et des Palestiniens ou êtes-vous resté éloigné du conflit séparant les deux peuples ?
Pourquoi ?
Que peut apporter la rencontre ?

[1Ce chiffre correspond aux réfugiés enregistrés auprès de l’Office de secours des Nations unies pour les Réfugiés Palestiniens (UNRWA)

[2D’après le site du ministère israélien des Affaires étrangères. Ce chiffre inclut les résidents de Jérusalem-Est.

[3Les chiffres concernant la population palestinienne font référence au dernier recensement de 2007 publié par le Palestinian Central Bureau of Statistics. Une personne peut avoir plusieurs des statuts présentés ici (par exemple être réfugiée et habiter en Cisjordanie).

Nos projets

19 avril 2017

Victimes de la sécheresse et de Boko Haram, les éleveurs du lac Tchad appellent à la solidarité

Dossier : La faim guette les populations fragilisées par les crises politiques en Afrique

Dans un environnement déjà fortement fragilisé par la sécheresse, les populations de la région du Lac Tchad sont soumises aux violences et (...)

15 septembre 2016

Un rapport pour comprendre la crise en République centrafricaine

Le Réseau des Organisations de la Société Civile Centrafricaine pour la Gouvernance et le Développement (ROSCA-GD), partenaire du (...)

8 août 2016 AZHAR

Au Mali, l’association Azhar soutient les initiatives Touaregs contribuant au vivre-ensemble

Assinamar Ag Rousmane est coordinateur de programme au sein de l’ONG Azhar, soutenue par le CCFD-Terre Solidaire depuis sa création en (...)

S’informer

3 mai 2017

Tchad – Demande de libération immédiate pour les deux activistes torturés pendant leur détention en secret

Les autorités tchadiennes doivent immédiatement libérer deux activistes de la société civile qui ont été torturés pendant leur détention en (...)

14 avril 2017

Témoignage de Mgr Muyengo, évêque d’Uvira au Sud Kivu (RDC)

298 Mars-Avril

Nommé depuis décembre 2013 évêque d’Uvira, âgé de cinquante-huit ans, dans la province du Sud-Kivu en République démocratique du Congo (RDC), (...)

13 avril 2017

En Birmanie, les violences contre les minorités ethniques continuent

298 Mars-Avril

Après plus de 60 années de conflit armé avec ses minorités ethniques, la Birmanie s’est engagée dans un processus de paix. Il y a urgence, (...)