Publié le 24.05.2005 • Mis à jour le 06.02.2013

Les gouvernements européens s’engagent à augmenter l’aide publique au développement.

Les associations européennes de l'Action mondiale contre la pauvreté estiment cette effort insuffisant. (24 mai 2005)

24 mai 2005

Réunis les 23 et 24 mai à Bruxelles, les ministres du développement des pays européens, se sont engagés à porter d’ici 2007, l’aide au développement à 0,7 % du Pib d’ici 2015. La coalition française "2005 : plus d’excuses !" salue ce premier pas, mais l’estime insuffisant au regard de l’urgence de la situation.

Sous la pression de la société civile, les ministres chargés de la coopération au développement des pays européens, réunis les 23 et 24 mai 2005 à Bruxelles, se sont mis d’accord pour consacrer 0,56 % du PIB de l’UE d’ici 2010 et 0,7% d’ici 2015 à l’aide publique au développement.

La coalition française "2005, plus d’excuses !", membre de l’Action mondiale contre la pauvreté, se félicite de cet accord. C’est un pas vers la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement, qui permettra de dégager 20 milliards d’euros additionnels pour le développement d’ici 2010.

Toutefois, avec ses partenaires européens de l’Action mondiale contre la pauvreté, elle a réuni mardi 24 mai 2005, les ministres des pays qui s’étaient déjà engagés à atteindre les 0,7% avant 2015, afin de mettre la pression sur les autres pays de l’Union européenne.

Elle estime, en effet, que l’engagement des 0,7%, pris en 1970, devrait être tenu d’ici 2010, et non 2015, pour répondre à l’urgence de l’enjeu. Comme l’a déclaré Jean-Marie Fardeau, Secrétaire général du CCFD (membre de "2005 : plus d’excuses !) : « Les pays de l’Union européenne n’ont jamais produit autant de richesses, ils n’ont plus d’excuses ».

La coalition française attend des États membres qu’ils aillent au-delà, pour témoigner réellement de leur volonté d’éradiquer l’extrême pauvreté. Elle attend notamment qu’ils s’engagent en faveur de l’objectif plus ambitieux d’atteindre collectivement 0,7% du PIB dès 2010, condition sine qua non à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement. La coalition espère que cette décision soit entérinée lors du prochain conseil de l’Europe, les 16 et 17 juin prochain à Luxembourg.

Au-delà de cette annonce, la coalition reste vigilante sur la réalité de l’aide octroyée aux pays du Sud. Elle insiste sur la nécessité que cette aide contribue réellement au développement des pays les plus pauvres, ce qui implique notamment d’exclure de la comptabilisation de l’aide publique au développement les sommes n’ayant pas réellement servi au développement.

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Le 24 mai à Bruxelles, les ministres chargés de la coopération au développement des pays européens qui se sont engagés à porter leur aide publique au développement à 0,7% du Pib avant 2015 ont signé le bandeau blanc de la campagne pour le financement des Objectifs du Millénaire pour le développement à l’invitation de l’Action mondiale contre la pauvreté.

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Jean-Marie Fardeau, secrétaire général du CCFD : « "Les pays de l’Union européenne n’ont jamais produit autant de richesses ; ils n’ont plus d’excuses ! »

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