Un avenir sans faim
dossier

Terres

Publié le 14 juin 2012

De quoi parlons-nous ?

C’est une élite financière qui aujourd’hui se rue sur les terres arables, refuges pour les fonds de spéculation après la crise du crédit immobilier et des banques ou sous couvert d’insécurité alimentaire ou au nom de l’écologie avec les agro-carburants ou les crédits carbones, soutenus par les politiques du Nord et les institutions financières internationales.

Selon la Banque Mondiale, plus de 50 millions d’hectares, soit la superficie de la France ont fait ainsi l’objet de transactions définitives ou en cours de négociations depuis 2006, C’est une confiscation de territoires à l’échelle planète au bénéfice des nouvelles classes dirigeantes du capitalisme financier mondialisé ou d’Etat dépendants des importations alimentaires.

L’accaparement des terres est loin d’être nouveau et semble s’accélérer de manière exponentielle pour des raisons complexes et diverses mais qui ont les mêmes conséquences désastreuses sur la sécurité alimentaire des plus démunis : la perte de leur seul capital, la terre. L’exode rural, l’augmentation de l’insécurité alimentaire, la destruction de l’environnement ne pourrait être enrayé sans une véritable prise de conscience de l’étendu et des effets du phénomène de l’accaparement des terres agricoles, et sans une réelle volonté politique d’y apporter des solutions efficaces.

Au cours de la dernière décennie, d’immenses étendues de terres agricoles de la planète ont été concédées, vendues ou louées à des investisseurs privés ou publics.

Les acquéreurs sont des entreprises agro-industrielles, des états soucieux d’assurer la sécurité alimentaire de leur population, des opérateurs financiers ou des fonds d’investissement.

Les récentes crises - alimentaire, financière et climatique - en faisant de la terre et les denrées alimentaires des placements aux taux de rentabilité élevés, ont contribué à accélérer le phénomène.

En février 2011, plusieurs centaines d’organisations réunies à l’occasion du dernier Forum social mondial, ont tiré la sonnette d’alarme et signé l’Appel de Dakar contre l’accaparement des terres.

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