Publié le 16.04.2008 • Mis à jour le 13.08.2012

Crise alimentaire
Produire plus et mieux : oui, mais par les agriculteurs des pays du Sud !

Crise alimentaire - Produire plus et mieux : oui, mais par les agriculteurs des pays du Sud !

Face à la crise actuelle, le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD-Terre Solidaire) rappelle que la lutte contre la faim passe avant tout par des politiques de développement rural qui prennent en compte les besoins des petits agriculteurs familiaux, les plus à même de répondre de manière durable aux besoins alimentaires des villes et des campagnes.

Depuis plus de 45 ans, le CCFD-Terre Solidaire soutient des producteurs locaux dans différents pays du monde et en particulier ceux actuellement touchés par la crise. Fort de cette expérience, le CCFD-Terre Solidaire réaffirme que c’est en aidant le secteur de l’agriculture locale à se structurer, en lui permettant de développer et de protéger ses propres filières agricoles, qu’il est possible de lutter contre la faim et de résorber l’exode rural, facteur de paupérisation dans de nombreux pays.

En lien étroit avec ses partenaires, le CCFD-Terre Solidaire a acquis une expertise sur la souveraineté alimentaire des pays les plus pauvres. Il interpelle régulièrement les décideurs économiques et politiques sur ce sujet et mène des campagnes auprès de l’opinion publique française .

Aujourd’hui, au-delà de l’aide d’urgence nécessaire et inévitable, pour répondre durablement à la crise alimentaire, il est essentiel de :
• faire du soutien à l’agriculture familiale une priorité politique en faveur des productions vivrières destinées aux marchés locaux et régionaux.
• réorienter la production agricole européenne pour répondre aux besoins des pays membres et mettre fin au dumping des produits agricoles vers les pays en développement.
• défendre la souveraineté alimentaire, en particulier le droit à la protection des marchés des pays du Sud. En résistant, notamment, à la pression qu’exerce la Commission européenne pour une ouverture des marchés des pays du Sud, dans le cadre des APE (Accords de partenariat économique) et de l’OMC.
• s’opposer à ce que la Directive européenne sur les énergies renouvelables fixe un objectif de 10% d’agrocarburants dans les transports d’ici à 2020, objectif qui participe à la flambée des prix agricoles.

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