Un avenir sans faim
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Publié le 20 mars 2017

Ecouter la clameur du monde avec une web série inspirée par Laudato Si

En utilisant une série de vidéos de fiction et de reportages, plusieurs mouvements d’action catholique, dont le CCFD-Terre Solidaire, proposent d’interroger notre manière de vivre dans cette "maison commune" qu’est notre planète, en s’inspirant des propos du pape dans l’encyclique Laudato Si. Avec pour accroche une mini-série humoristique, on entre dans la réflexion grâce à des reportages émouvants, à la rencontre de personnes confrontées à des difficultés ou engagées sur le terrain.

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"CLAMEURS ", c’est l’image poétique et incarnée utilisée par le pape dans son encyclique Laudato Si pour illustrer le lien entre les souffrances des pauvres et les souffrances de la terre. La série de vidéos "CLAMEURS" propose ainsi d’interroger pendant cinq semaines notre rapport aux exclus et à la création.

Sixième semaine : Nos cultures, notre avenir

Le pape nous invite à recréer le lien social que les dérives de la modernité ont amoindri. Comment ? En se rencontrant, en dialoguant, en développant des projets communs. C’est en croisant nos désirs que nous bâtirons un avenir commun !

Justement, c’est ce que font ces jeunes français et étrangers dans le cadre du programme Welcome Jeunes de JRS France ! Qui sommes-nous ? Quels désirs avons-nous en commun ? Quel est cet avenir que nous partageons ? Ensemble, ils abordent ces questions philosophiques, car c’est ainsi qu’ils imaginent l’avenir !

Dans cette autre vidéo "Volets ouverts", le partenaire du CCFD-Terre Solidaire Sadaka-Reut vu par ses jeunes lauréats. Des jeunes palestiniens et israéliens parlent de leurs difficultés à affirmer leur identité, leur religion. Ils racontent leurs préjugés et comment ils les ont dépassés pour construire ensemble une génération active et engagée, responsable et sensible.

Cinquième semaine : Un "nous" à construire ensemble ?

Vivre ensemble est il toujours facile ? Il faut établir des règles, mais jusqu’à quel point ?
Cette semaine la coloc des jeunes de la websérie nous adresse un clin d’œil :

Vivre ensemble est un défi qui s’adresse d’abord à chacun d’entre nous, avec nos à-prioris et nos habitudes.

Dans cette vidéo "sur le seuil", nous faisons connaissance avec Nelson, Amayas, Aymane et Redouane qui vivent à Argenteuil. A côté de chez eux, dans la même ville, vivent dans des pavillons des jeunes du même âge, des "babtous fragiles". Comment penser un "nous" quand nos regards sont pétris de représentations ? Ensemble, ils empruntent un chemin de transformation. Un processus qui nous concerte tous !

Le pape nous invite à recréer le lien social que les dérives de la modernité ont amoindri. Comment ? En se rencontrant, en dialoguant, en développant des projets communs. C’est en croisant nos désirs que nous bâtirons un avenir commun !

Au Burundi, marqué par la guerre et les tensions interethniques, des femmes se sont attelées à cette tâche difficile.

Quatrième semaine : Quel est notre rapport à la création ?

Que veut dire, concrètement, retrouver une juste relation à la création ? Quelle est la responsabilité de l’humain sur terre, envers les autres créatures ?

Ludivine, adolescente qui se sent exclue de la société à bien des égards, noue avec les animaux dont elle prend soin une relation privilégiée. En ce temps de carême, ses mots résonnent d’une manière particulière.

Aux quatre coins du monde, des communautés recherchent des alternatives au modèle économique dominant et destructeur pour la planète.
Face au dérèglement climatique et à l’extension des palmeraies destinées à la production d’agrocarburants qui détruisent la forêt, essentielle à la survie des Dayaks, ce peuple de Bornéo propose des alternatives innovantes et durables.
Benyamin Efraim, directeur de l’Institut dayakologi que soutient le CCFD-Terre Solidaire présente dans cette interview la lutte des Dayaks pour préserver leur territoire ainsi que les solutions pour y vivre durablement.

Troisième semaine : notre cadre cadre de vie

Le pape porte un regard critique sur la « croissance démesurée et désordonnée de beaucoup de villes » : le chaos urbain, la pollution visuelle et sonore blessent notre bien-être physique et psychique ; ils nuisent à notre développement spirituel comme au lien social. Charge à nous de transformer notre environnement quotidien !

Les détenus du centre pénitentiaire de Poitiers-Vivonne témoignent de leur souffrance d’être éloignés de la nature :

« Les habitants de cette planète ne sont pas faits pour vivre en étant toujours plus envahis par le ciment, l’asphalte, le verre et les métaux, privés du contact physique avec la nature. » (§44) Un tel cadre de vie « facilite l’apparition de comportements inhumains » et « favorise les conduites antisociales et la violence. » (§149).

Deuxième semaine : la culture du déchet

Pour nous qu’évoque la culture du déchet ?
La culture du déchet nous concerne-t-elle dans notre vie quotidienne ?
La modification de nos habitudes n’est elle pas à portée de main ?

Un exemple avec l’association Zéro déchets, Zéro gaspillage

« La culture du déchet affecte aussi bien les personnes exclues que les choses, vite transformées en ordures. » (§22), dénonce le pape François.
Finalement c’est toute notre relation au monde, et donc aux autres, qui est à repenser.

"On devient des morts vivants témoigne Gérard, accompagné par l’association Aux captifs la libération lorsqu’il était dans la rue. "On ne nous voit pas, on nous entend pas, on est comme des ombres". Dans la vidéo ci dessous, vous pouvez écouter trois personnes qui a une période de de leur vie ont fait la douloureuse expérience de se sentir, selon leurs mots, "comme des déchets".

Première semaine : la rapidación, sur l’accélération de notre société

Vous avez souvent l’impression d’être débordés ? De devoir en faire toujours plus, toujours plus vite ? Le pape François emploie le mot de rapidación pour décrire cette sensation de course effrénée :
« L’accélération continuelle des changements de l’humanité et de la planète s’associe aujourd’hui à l’intensification des rythmes de vie et de travail, dans ce que certains appellent “rapidación”. » (§18).

Sur le plan personnel nous sentons bien que la course effrénée dans laquelle nous nous laissons entraîner nous occulte aussi l’essentiel.

(« Il devient difficile de nous arrêter pour retrouver la profondeur de la vie » §113),
Et sur le plan collectif, qu’elle impose à la terre un rythme qu’elle ne peut plus suivre : épuisement des ressources naturelles, déforestation….

Si nous osons ralentir, peut-être pourrons-nous remarquer ce qui importe vraiment, et nous laisser toucher par l’intensité de la rencontre ? interrogent les créateurs de la série, partis à la rencontre de personnes en situation de handicap :

Et si on acceptait nos limites ?

Sortir de la rapidación, ne plus être débordé, suppose d’abord de « mettre des bords » à notre vie, et d’accepter une forme de limite. La limite la plus évidente est d’ailleurs sans doute celle de notre fragilité : les personnes en situation de handicap sont en cela porteuses d’une leçon cruciale explique Cynthia Fleury, philosophe et psychanalyste interrogée dans l’une des vidéos.

Accepter certaines limites pourrait dès lors ne pas être une contrainte, mais au contraire une réelle ouverture à l’accueil de l’autre, à de meilleures relations avec la nature, et à une acceptation de soi, dans une intériorité plus profonde.

Visionner les vidéos sur le site clameurs

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