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Les entreprises du CAC 40 paient-elles plus ou moins d’impôt sur les sociétés que les PME ?

Réponse > En France, l’impôt sur les sociétés est de 33 % hors exonérations. Les PME payent en moyenne 30 %. Compte tenu des rabais fiscaux et de l’évasion fiscale, les entreprises du CAC 40 payent 8 %.

Les passe-droits des uns sont le malheur des autres !

Aujourd’hui les multinationales sont bien organisées pour recourir aux paradis fiscaux et échapper à l’impôt dans leur pays d’activité. Prêts à tout pour les attirer, les États ne cessent de diminuer l’impôt sur les grandes entreprises et les particuliers fortunés, ce qui n’empêche pas ces derniers de tout faire pour y échapper… Mais dans ce système
mondial où se développe à la fois l’évasion fiscale des grandes
entreprises et les exonérations à leur égard, les pertes de recettes pour les gouvernements sont considérables !

> Le « trou de la sécu » a battu tous les records en 2009, en s’élevant à 20 milliards d’euros : précisément ce qu’on évalue être en France le montant de la fraude en direction des paradis fiscaux !

Comme les politiques publiques doivent être financées, le poids de l’impôt est reporté sur le citoyen, notamment à travers l’impôt injuste, la TVA. Mais les fraudeurs fiscaux renoncent-ils aux infrastructures et politiques sociales que le contribuable finance ?

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© CCFD-Terre Solidaire / Illus. Claire Robert

Dans la crise financière

Bear Stearns, Northern Rock, Carlyle, Fortis… Toutes ces grandes banques en situation soudaine de faillite en 2008 furent au coeur de l’explosion de la crise financière. Ces faillites étaient aussi toutes intimement liées au rôle de filiales dissimulées dans les paradis fiscaux ! Ces filiales obscures avaient deux fonctions pour les banques : tout d’abord dispenser des activités de spéculation tout à fait délirantes et autorisées dans ces seuls territoires opaques. Ensuite, héberger à l’abri des regards les pans les plus catastrophiques de la comptabilité des groupes, impossibles à assumer devant les actionnaires et les pouvoirs publics…

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© CCFD-Terre Solidaire / Illus. Claire Robert

La crise, générée par les fameux « actifs toxiques » dont les paradis fiscaux ont facilité l’élaboration et la diffusion, est venue balayer d’un seul coup les établissements les plus (secrètement) irresponsables, et donc les plus fragiles. Les « arroseurs arrosés » direz-vous ? Non, ce sont l’État et les contribuables qui digèrent encore le poison.

Pour en savoir plus, consultez nos rapports complets.