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Soutenir les idées des plus pauvres dans 63 pays et donner vie à leurs projets agricoles, artisanaux, commerciaux afin de nourrir durablement leur famille, leur quartier, leur village, telle est depuis 50 ans l’action originale du CCFD-Terre Solidaire. Pas d’expatriés donc mais des projets individuels et collectifs portés par des milliers d’hommes et de femmes dans le monde.

En 2010 ces 466 projets ont été rendus possibles par l’engagement de 15 000 membres du CCFD-Terre Solidaire partout en France et de 360 000 donateurs qui soutiennent notre indépendance.

Là-bas ces idées permettent à des hommes et des femmes de vivre ;
ici, là— bas, partout sur la planète, tous ces succès mais aussi nombre d’échecs nous permettent d’agir pour changer le monde.

Dialogue entre Franck et Noémie

Franck > Tu parles tout le temps de développement, développement de quoi ?

Noémie> Des pays du sud, du sud de la planète, l’Afrique, l’Asie, tu vois quoi…les pauvres.

Franck > Ah je croyais que tu parlais de développement personnel !

Noémie> Non, quoique le droit de chacun à vivre de son travail, dignement, de pouvoir décider de son existence, nourrir sa famille, c’est sans doute une autre façon de voir le développement personnel. Mais bon, là, je te parle du développement économique, social, culturel : se sortir de la misère quoi !

Franck > Mais c’est quoi ton histoire, apprendre aux Africains à pêcher ?

Noémie> Parce que les Africains ont besoin de moi pour pêcher ? Haha ! les africains savent pêcher, très bien même. Le problème c’est que ça ne suffit pas à les nourrir ! Tu sais je ne connais pas de pauvres qui n’ait pas une féroce envie, chevillée là, de se sortir durablement de la misère ! Ils connaissent très bien leurs problèmes et connaissent parfaitement les solutions aussi, mais c’est les moyens qui manquent. C’est là que le CCFD-Terre Solidaire intervient, comme un facilitateur entre leurs idées et la réalisation de leurs projets.

Franck > Mais ça ne marche pas, ils sont toujours dans la misère…

Noémie> Oui et non. Tous les jours nous voyons des dizaines de coopératives agricoles se mettre en route, des milliers de micro-entrepreneurs changer leur vie. Mais c’est vrai que le combat contre la pauvreté n’est pas simple. La mondialisation est très violente pour les pays pauvres et accentue leur appauvrissement. L’enjeu c’est de construire des solutions durables et une justice du développement et des échanges mondiaux. Je te l’accorde il faut avoir l’espoir bien chevillé au corps. Et nous l’avons.

Franck > C’est bien une réflexion de catho ça !

Noémie> Peut-être mais en attendant, les cathos du CCFD-Terre Solidaire, ça fait 50 ans qu’ils font leurs preuves ! Et je crois même que nous sommes assez respectés pour cela. Chez nous il n’y a pas d’expatriés, mais des partenaires du sud avec lesquels nous travaillons sur le long terme. L’enjeu c’est l’écoute : écouter les hommes et les femmes exprimer leurs besoins. C’est grâce à eux que l’on a pu inventer la finance solidaire, le commerce équitable avec Max Havelar ou Artisans du monde, ou lutter comme en ce moment contre les paradis fiscaux et les détournements de fonds publics avec notre rapport « Bien mal acquis ».

Franck > On est en pleine utopie collective ?

Noémie> Ecoute ça n’est pas parce que l’époque est au doute systématique, au cynisme, au désenchantement que nous sommes tous obligés d’y succomber. C’est clair que c’est parfois dur de passer pour l’utopiste de service, de se prendre la démobilisation des autres dans la figure. Mais nous avons des résultats, et c’est aussi le regard de nos partenaires qui nous pousse et nous stimule.

Franck > Mais quel héros ce garçon !

Noémie> Merci pour le cliché ! Mais si être un héros c’est être solidaire, vouloir de la justice et de l’égalité sur la planète alors je signe tout de suite.

Franck > Et moi qui suis le représentant du scepticisme et le mécréant de service je peux faire quoi ?

Noémie> Oh ! Si monsieur ose se dépasser, eh bien, vient rejoindre une de nos équipes, il y en a 100 en France, et tu trouveras ta place. Tu pourras participer à nos débats, à nos actions de sensibilisation à la réalité du monde dans les collèges et les lycées, créer des événements de rue, des fêtes, ou simplement si tu n’as pas le temps de te tenir au courant, te mobiliser pour des pétitions ou des manifs. Tu pourras rencontrer nos partenaires du sud, tu pourras décider de ce que tu veux faire surtout, mais fais gaffe à ton scepticisme, l’espoir pourrait te gagner !