Publié le 6 décembre 2006

Les partenaires mobilisés

Brésil

AS-PTA (Conseil et services à projets en agriculture alternative)

Fondée en 1989 par des agronomes l’AS-PTA s’implique particulièrement dans la gestion de l’eau en milieu semi-aride, l’accompagnement de dynamiques syndicales paysannes et la production de produits issus de l’agriculture biologique.

Elle défend l’agriculture familiale brésilienne et la mise en place de politiques de développement rural.

Le travail d’AS-PTA englobe des domaines variés, les semences (patrimoine de l’humanité), l’eau, la santé et l’alimentation ainsi que la sécurité alimentaire des familles.

L’AS-PTA est une des organisations qui suit de près l’évolution du soja, et notamment l’avancée du soja transgénique. Elle coordonne la campagne "Pour un Brésil sans OGM" et est aussi fortement impliquée dans le suivi de la Convention de Carthagène sur la biosécurité.

Commission pastorale de la terre (Cpt)

La CPT est une entité œcuménique brésilienne, fondée en 1975 par diverses églises, dans le but d’appuyer les luttes des personnes travaillant en milieu rural brésilien, pour l’accès à la terre et l’amélioration des conditions de vie. Elle est membre de Pax Christi international et allié de FIAN.

La CPT de l’État du Pará a engagé un travail de suivi des impacts sociaux et économiques de l’avancée du soja.

Mouvement des Sans-Terre

Le Mouvement des Sans-Terre brésilien est né dans le sud du Brésil en 1978 durant la dictature militaire et découle du travail pastoral réalisé par les Eglise catholique et luthérienne. Sa mission est d’organiser les travailleurs ruraux sans terre dans la lutte pour leurs droits de citoyen. Il réalise tout un travail d’installation des sans-terre, notamment via les occupations de terres inexploitées et d’organisation économique et sociale des communautés en occupation ou installées. Le MST regroupe aujourd’hui 110 000 famille et est membre de Via Campesina.

Le MST a élaborer une série d’outils pédagogiques pour informer les sans terre des problématiques liées à la monoculture et notamment au Soja, sur les terres qu’ils occupent ou pour guider leur choix de production au moment de s’installer.

Fédération des organisations pour l’assistance sociale et l’éducation (FASE)

La FASE (créée en 1961) travaille dans six États du Brésil auprès des populations rurales et urbaines dans le but de contribuer à la construction d’une société démocratique à travers des initiatives alternatives de développement qui englobent l’inclusion sociale, la justice, l’environnement durable, l’universalisation des droits sociaux, économiques, culturels, environnementaux, civils et politiques.

La FASE a inclut dans ses programmes, depuis 2004, un large travail autour du Soja.

Argentine

Mouvement des paysans de Santiago del Estero (MOCASE)

Le Mocase défend les objectifs et les aspirations d’environ 8.500 familles, représentées par 12 organisations paysannes.

Il promeut une politique agricole tenant compte des spécificités régionales. Il aide les organisations paysannes à revendiquer leurs droits et développe entre autre des projets productifs dans plus de 150 communautés rurales, visant à diversifier une production régionale jusque-là très tournée vers le coton. Il est membre de Via Campesina.

Le Mocase dénonce très régulièrement les violations des droits humains et les violences liées à l’expulsion de petits paysans, conséquence de l’expansion de la monoculture du soja dans cette zone Nord-Est de l’Argentine.

INCUPO (Institut de culture populaire)

Incupo soutient les organisations paysannes et indigènes. Il travaille dans cinq provinces du nord de l’Argentine : Formosa, Chaco, Corrientes, Santiago del Estero y le Nord de Santé Fé.

Ses principaux domaines d’activité sont la formation, l’éducation et la communication populaire, le conseil technique agro écologique et le travail en réseau avec d’autres acteurs pour appuyer le développement rural.

Les communautés et mouvement paysans accompagnée par Incupo sont confrontés, dans le Chaco, au nord de l’Argentine, à une très forte déforestation et à une pression très forte sur la terre : de nombreuses familles de paysans et communautés indigènes sont expulsées de leur terres et subissent la destruction de leur environnement naturel, dont elles dépendent économiquement et socialement.

Incupo les soutient dans leurs dénonciations et dans la recherche d’alternatives.

Paraguay

Sepa, la FNC et le MJCC ont lancé, en janvier 2006, une campagne nationale de mobilisation et d’information sur les conséquences dévastatrices de l’expansion du soja au Paraguay.

Régulièrement des paysans sont expulsés violemment de leur terre, des animaux et des enfants intoxiqués et des cultures détruites lors des épandages de produits phytosanitaires.

On compte déjà plusieurs assassinats de paysans. Suite aux dénonciations faites par les syndicats paysans une politique de criminalisation des mouvements paysans a été mise en place dans le pays et de nombreux leaders ont étés arrêtés ou font l’objet de procédures judiciaires.

Service Œcuménique de Promotion Alternative (SEPA)

Le SEPA concentre son action sur l’articulation des organisations sociales et le développement communautaire, à partir de programmes de formation (gestion et production, questions de genre, citoyenneté, etc.). Il met en place des projets liés à l’amélioration de la production et de l’utilisation des ressources naturelles.

Fédération nationale des paysans (FNC)

La FNC est une fédération composée de petits et moyens producteurs et de paysans sans terre (environ 30.000 personnes) qui revendiquent l’accès à la terre et au marché, et demande un prix équitable pour les produits agricoles.

La FNC agit pour l’amélioration des conditions de vie en milieu rural, en tenant compte des questions de santé et d’éducation.

Elle milite en faveur d’une réforme agraire et d’une politique nationale de développement durable.

Mouvement rural de jeunesse chrétienne (MJCC)

Le MJCC regroupe divers groupes de jeunes paysans dans les départements de San Pedro et Caaguazu. Son action est surtout dirigée vers la formation de leaders, aux niveaux social, culturel, technique.

Il est membre du MIJARC (Mouvement international de la jeunesse agricole et rurale catholique).

Bolivie

Programme NINA

Le programme Nina travaille à la formation de leaders paysans et indigènes pour favoriser le renforcement et le développement des organisations dont ils sont membres (CSUTCB, Bartolomina Sisa, CIDOB).

Le programme est très investit dans le milieu rural et commence à suivre de près l’évolution de la monoculture du soja en Bolivie.

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