CCFD-Terre Solidaire

Publié le 12 mars 2012

Pourquoi ce Pacte ?

Le « Pacte pour une Terre solidaire » que vous tenez entre les mains rassemble 16 propositions du CCFD-Terre Solidaire, première association française de développement, pour construire un monde plus juste.

Agissons pour une Terre solidaire

Ces propositions émanent du travail réalisé aux côtés de nos partenaires, des organisations locales issues de 60 pays, dont nous soutenons 450 projets de développement. Et ces partenaires nous le
disent : au-delà de l’aide reçue, ce sont d’abord nos choix de politiques commerciales, financières, économiques, migratoires qui ont le plus d’impact sur leurs populations.

Un monde de crises : crises financière, économique, sociale, environnementale, énergétique, alimentaire… crise, en définitive, de tout un système. Cette crise fait craindre un repli de chaque État sur
ses propres problèmes, alors que la réponse est, au contraire, dans la solidarité. Beaucoup de citoyens ont l’impression que les dirigeants politiques ont perdu le pouvoir face aux acteurs financiers, et qu’eux-mêmes n’ont plus prise sur rien. Face à ce fatalisme ambiant, nous voulons affirmer le pouvoir citoyen.

Alors oui, nous osons appeler à un « Pacte pour une Terre solidaire » et à la mise en œuvre de ces 16 propositions, par le/la président(e) et l’Assemblée nationale qui seront élus. Elles ont d’ores et déjà été
envoyées aux candidats aux élections, présidentielle et législatives. Nous vous invitons, à votre tour, à les découvrir, à les partager, à les diffuser autour de vous et à les envoyer aux candidats de votre choix.

Rejoignez le « Pacte pour une Terre solidaire » !
Agissons ensemble pour un monde démocratique, équitable et durable !

Guy Aurenche,
Président du CCFD-Terre Solidaire

Bernard Pinaud,
Délégué général du CCFD-Terre Solidaire

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Pourquoi le CCFD-Terre Solidaire porte-il son propre Pacte ? Est-il mobilisé avec d’autres acteurs de la société civile ?

Le CCFD-Terre Solidaire est engagé depuis de nombreuses années dans des dynamiques citoyennes collectives. En tant que première ONG française de développement, le CCFD-Terre Solidaire poursuit son engagement historique en faveur de la défense et du renforcement des politiques d’aide, de coopération et de financement du développement. Aujourd’hui, nous portons ces propositions dans le cadre de Coordination SUD (la coordination des ONG d’urgence et de développement), avec 5 marqueurs d’engagement auprès des candidats (http://www.coordinationsud.org/analyse-et-position/elections-2012-cinq-propositions-pour-un-quinquennat-de-developpement-durable/).
Cependant, nous savons que l’aide et la coopération ne suffiront pas à construire un monde solidaire. C’est pourquoi le CCFD-Terre Solidaire a choisi de porter un Pacte pour une Terre solidaire afin d’interpeller les futurs élu-es sur leurs responsabilités en termes de définition des politiques économiques, agricoles, fiscales… Bien sûr, les propositions que le CCFD-Terre Solidaire a choisi de mettre en avant, sont des propositions élaborées et partagées avec les collectifs spécialisés sur ces questions (Campagne Stop Paradis Fiscaux et PPFJ, Forum citoyen pour la Responsabilité Sociale des Entreprises, le collectif de l’Ethique sur l’étiquette, etc.). Mais la combinaison de ces quatre thèmes en fait une campagne spécifique à notre association.
Le CCFD-Terre Solidaire s’adresse également aux citoyens dans la cadre de la mobilisation du CRID « Libérons les élections » et appelle le 31 Mars 2012 à une journée de mobilisation collective afin de faire reconnaître l’action et les valeurs de la société civile. Les activités en direction des citoyens organisées localement pourront être labellisées « libérons les élections ».

Pourquoi parler de solidarité internationale et de développement dans les élections françaises ?

La France, de par son poids institutionnel et politique, son poids économique mais aussi de celui de ses acteurs économiques et de par son Histoire, a une responsabilité particulière au niveau international. Elle est membre de nombreuses instances internationales influentes des Nations Unies, des Institutions Financières et de l’OCDE mais aussi du G8, du G20 et fait entendre sa voix au sein des institutions européennes. 5ème puissance économique mondiale la France est même leader sur certaines questions, comme sur le dossier agricole. Enfin, la France, ancienne puissance coloniale, entretient des liens avec de nombreux pays du Sud, en particulier avec un certain nombre de pays d’Afrique.
De plus, la réalité d’une économie mondialisée oblige la France à devoir prendre en compte la dimension européenne et internationale de toutes les politiques publiques qui ont un impact national important : emploi, croissance, climat, investissement, vivre ensemble, etc. Les solutions imaginées avec les partenaires du CCFD-Terre Solidaire pour répondre aux problèmes qu’ils rencontrent (dette, lutte contre l’évasion fiscale, modèle agricole, violations des droits et de l’environnement par des entreprises multinationales, etc.) constituent autant de propositions concrètes et pertinentes pour faire face aussi aujourd’hui aux enjeux français et européens. Il est primordial de porter à la connaissance du/de la futur(e) président(e) et des futur(e)s candidat(e)s les préoccupations de solidarité internationale du CCFD-Terre Solidaire afin que ceux-ci mettent en place des mesures pionnières en France et les défendent au sein des instances internationales.

En quoi ces élections intéressent-elles nos partenaires au Sud et à l’Est ?

Pour que les choses changent là-bas nous devons changer ici les politiques économiques, commerciales, agricoles et migratoires... C’est le message que nous rappellent sans cesse les organisations que nous soutenons partout dans le monde, « nos partenaires » dans la lutte contre la pauvreté et pour le développement. En effet, à l’heure de la mondialisation, les décisions de quelques pays peuvent avoir une influence forte dans les pays au Sud ou de l’Est.
La démarche de plaidoyer du CCFD-Terre Solidaire se construit en lien avec les organisations du Sud, partenaires du CCFD-Terre Solidaire, tant sur le diagnostic des problèmes et les études de cas, que pour l’élaboration des recommandations et pour porter ces dernières auprès des décideurs. Le plaidoyer est aussi une des formes d’action des sociétés civiles du Sud et de l’Est, et le CCFD-Terre Solidaire peut être amené à accompagner et soutenir leur propre plaidoyer auprès de décideurs aux niveaux national, régional et même international.

Interpeller les futurs décideurs politiques, est-ce que cela a un impact ?

Oui. Le plaidoyer est une activité de longue haleine, et l’impact se mesure sur plusieurs années. Pourtant il porte clairement des résultats et permet en pratique de faire avancer nos idées, nos valeurs et nos propositions dans la société et auprès des décideurs politiques. Les élections présidentielles et législatives sont des moments clés dans la vie politique française et l’occasion d’appeler les décideurs à une prise de responsabilité dans la solidarité. Surtout, la campagne ne s’arrête pas le jour de l’élection. Les engagements portés par les élus sur telle ou telle problématique leur seront rappelés de manière régulière tout au long de leur mandat.
L’initiative « Stop Paradis Fiscaux » suivie de la campagne Aidons l’Argent sont de bons exemples de l’impact que le plaidoyer – national et local – peut avoir. Grâce aux actions du réseau du CCFD-Terre Solidaire en lien avec d’autres organisations de la société civile et d’une large campagne de mobilisation et de communication, de nombreuses collectivités territoriales se sont engagées fermement dans la lutte contre les paradis fiscaux. Aujourd’hui, 17 régions françaises se sont engagées dans cette direction et 9 d’entre elles ont introduit une exigence de reporting pays par pays dans les critères de choix de leurs partenaires financiers. En 2012, la lutte contre l’évasion fiscale est clairement à l’ordre du jour de nombreuses institutions politiques au niveau local, national, européen et international. Enfin, l’action combinée du plaidoyer et de l’éducation au développement a permis une sensibilisation de l’opinion publique sur ces questions.
Nous voulons pousser pour des changements concrets sur les autres sujets de notre Pacte : l’élection est un temps fort pour engager un travail et le poursuivre ensuite.

Pourquoi les chrétiens s’engagent-ils dans la campagne ?

«  Seule la charité peut animer et modeler l’action sociale... Pour qu’il en soit animé, il faut toutefois faire le nécessaire afin que la charité apparaisse non seulement comme inspiratrice de l’action individuelle, mais aussi une force capable de susciter de nouvelles voies pour affronter les problèmes du monde d’aujourd’hui et pour renouveler profondément de l’intérieur les structures, les organisations sociales, les normes juridiques. Dans cette perspective la charité devient charité sociale et politique. » (Extrait du Compendium de la Doctrine sociale de l’Eglise)

Les élections constituent un temps fort dans la vie politique d’un pays ou d’une collectivité dans le sens où elles donnent la possibilité aux citoyens d’exprimer leurs voix, leurs positions et de demander aux futurs élus de s’engager sur des thèmes divers. Les chrétiens sont invités à s’engager dans l’espace public, au service du bien commun, de la justice et de la solidarité. Dans l’Evangile et dans la doctrine sociale de l’Eglise, les chrétiens sont appelés à vivre la solidarité dans sa dimension sociale et politique. Dans l’esprit du message du conseil permanent de la Conférence des Evêques de France, les chrétiens peuvent s’engager dans la campagne afin d’éclairer les électeurs à la lumière des propositions et recommandations des mouvements et services d’Eglise.

« L’Eglise ne sort pas de sa mission quand elle prend la parole dans le champ politique : il y va de l’homme et de l’humanité. (…) Le domaine de la politique n’est-il pas selon la phrase célèbre du pape Pie XI, « le champ de la plus vaste charité, la charité politique ? »  » (Commission sociale des évêques de France, réhabiliter la politique, § 35. 1999)

Ainsi la campagne Pacte pour une Terre Solidaire est présentée sur le site web de la Conférence des Evêques de France.

Comment les candidats aux élections présidentielles et législatives s’engagent-ils avec le Pacte pour une Terre Solidaire ?

Les candidats à l’élection présidentielle ont reçu un dossier contenant les analyses et les 16 propositions du CCFD-Terre Solidaire dans le cadre du Pacte pour une Terre solidaire. Ils sont appelés à prendre position sur ces propositions en répondant à un questionnaire : celui-ci n’est pas une démarche de notation mais doit permettre de mesurer l’engagement du candidat, de comprendre sa position et ses ambitions sur les recommandations spécifiques que nous portons. Nous publierons les réponses des candidats qui indiqueront sur quelles propositions ils ont décidé de s’engager.
Les bénévoles du CCFD-Terre Solidaire sont invités à faire la même démarche auprès des candidats aux élections législatives de leur circonscription. Les engagements de ces-derniers seront également publiés sur les blogs régionaux du réseau et sur le site internet du CCFD-Terre Solidaire. Un dossier spécifique pour les candidats aux législatives et un kit pour le plaidoyer local sont à leur disposition.

Le CCFD-Terre Solidaire s’adresse-t-il à tous les partis et candidats ?

Non. Le CCFD-Terre Solidaire a décidé de s’adresser, dans le cadre de la Campagne Pacte pour une Terre solidaire, aux partis ayant déjà un siège à l’Assemblée Nationale par souci de ne pas disperser nos moyens. Par ailleurs, pour les mêmes raisons, le réseau est encouragé à n’engager un plaidoyer que vers les principaux candidats ayant une chance d’être élus.

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