En 2080, ces produits auront disparu à cause des dérèglements climatiques.

Ce scénario pourrait devenir une réalité si l’on n’agit pas aujourd’hui.

Et si pour vous c’est une mauvaise nouvelle, pour d’autres, c’est une véritable tragédie. Dans les pays du Sud, les changements climatiques menacent l’ensemble de l’agriculture. Dans 70 ans, 600 millions de personnes supplémentaires risquent de souffrir de la faim.

Ce sont elles, les vraies victimes du climat.

Soutenez-les !

+2°C

La COP21 a pour objectif de limiter la hausse des températures à 2°C d'ici 2100, un seuil qui aurait déjà des effets catastrophiques sur le climat.

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La hausse de 2°C serait fatale à la production de cacao en Côte d'Ivoire et au Ghana qui représentent 60% de la production mondiale.

+111%

Le prix du blé pourrait augmenter jusqu'à 111%. En 2050, les denrées de base seront plus chères et inaccessibles pour les plus vulnérables.

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L’arabica, le café le plus consommé dans le monde, pourrait disparaître à l’état sauvage d’ici 2080 à cause des dérèglements climatiques.

1.4 milliard

de personnes, contre 795 millions aujourd'hui, souffriront de la faim si rien n'est fait pour lutter contre les dérèglements climatiques.

x4

Le nombre de catastrophes naturelles (sécheresses, inondations) a été multiplié par 4 ces 20 dernières années, menaçant les cultures.

600 millions de personnes supplémentaires pourraient
souffrir de la faim en 2080

Blé, maïs, pomme de terre : les denrées de base seront bientôt trop chères pour certains. Pourtant des solutions existent et sont déjà soutenues par le CCFD-Terre Solidaire : zoom sur quatre initiatives à travers le monde.

Institut Dayakologi,
Indonésie
Institut Dayakologi,
Indonésie
En Indonésie, la communauté des Dayaks vit notamment de la forêt : ses « Tembawags » sont des espaces agricoles gérés collectivement selon un principe de diversité. Ce mode de vie est mis en danger par les dérèglements climatiques, qui perturbent leurs cultures et diminuent les récoltes, et par des modèles agricoles non viables.
Institut Dayakologi,
Indonésie
L'Institut Dayakologi lutte contre la déforestation causée par les agro-industries. La culture de palmiers à huile se répand rapidement en Indonésie. Développée pour répondre aux besoins étrangers en agro-carburants, elle est une « fausse solution climat » : les feux de forêts servant à défricher les terres engendrent des émissions de CO2 massives.
Institut Dayakologi,
Indonésie
L'Institut défend les Tembawags, qui permettent de cultiver riz, hévéa et arbres fruitiers sur une même parcelle. Une méthode proche de l'agroforesterie, qui permet une meilleure humidification des sols, une fertilisation naturelle et un développement général de la biodiversité. Une garantie de sécurité alimentaire et de débouchés commerciaux.
Institut Dayakologi,
Indonésie
Pour le directeur de l'Institut, Benyamin Efraim, le projet est « porteur d’alternatives durables, sur le plan économique, social et écologique. ». Et d'un projet d'avenir, comme en témoignent les dayaks Amik et Acui : « Nous voulons transmettre cela à nos petits-enfants. La palme, c’est la destruction de nos jardins forestiers. »
CIPCA,
Bolivie
CIPCA, Bolivie
Dans l'Amazonie Bolivienne, l'association CIPCA aide les petits producteurs à développer une agroforesterie de subsistance et à s'adapter aux dérèglements climatiques. Elle contribue ainsi à lutter contre les monocultures (de maïs, soja, etc.) qui se développent au détriment de la forêt et de ses capacités d'absorption du CO2.
CIPCA, Bolivie
Son credo? Respect de l'environnement et amélioration du niveau de vie : « On aide les paysans à découvrir les richesses que renferment leurs terres (châtaigniers, caoutchouc, cacao, mangues) et en tirer parti grâce à un système agro-forestier pour développer une économie de subsistance », explique Walter Prysthon du CCFD-Terre Solidaire.
CIPCA, Bolivie
L’ONG veut accompagner l'adaptation au changement climatique (qui multipliera les inondations dans la région) en incitant à cultiver dans les zones hautes. Autre atout : les exploitations agro écologiques, qui développent la biodiversité et les écosystèmes locaux, résistent mieux aux catastrophes naturelles que les monocultures.
CIPCA, Bolivie
« Avant, je faisais des monocultures, mais Cipca nous a apporté un soutien moral, matériel et technique. », témoigne un agriculteur. CIPCA défend un développement rural durable, où les populations locales sont plus fortes pour lutter contre les accaparements des terres et la diminution des cultures vivrières.
Fédération de paysans Mooriben,
Niger
Fédération de paysans Mooriben, Niger
Au Niger, les rendements agricoles sont fortement impacté par les changements climatiques : « Un champ de 2 hectares qui donnait 100 bottes de mil il y a vingt ans, n’en fournit plus que 20 aujourd’hui », explique Illiassou Dandakoye, chargé du programme sécurité alimentaire pour la Fédération Mooriben qui regroupe 58000 paysans.
Fédération de paysans Mooriben, Niger
Mooriben apporte un appui inspiré des techniques de restauration et de conservation des sols des cultures sèches pour mieux gérer une aridité croissante liée aux températures élevées, aux précipitations irrégulières, aux sécheresses extrêmes, ou à l'érosion des sols.
Fédération de paysans Mooriben, Niger
Les technologies promues allient bonne gestion de l’eau et du sol et agroforesterie. Appliquées simultanément, elles créent un cercle vertueux et rendent les engrais naturels plus efficaces.
Fédération de paysans Mooriben, Niger
Mooriben incite également les paysans à favoriser des cultures à cycle court (comme le mil) qui permettent d’obtenir une récolte à maturation malgré les pluies plus rares, et à mieux conserver l’humidité de la terre par l’accroissement du couvert végétal.
Fovida,
Péru
Fovida, Pérou
Le Pérou subit déjà les effets des dérèglements climatiques : fonte des glaciers, multiplication des pluies et des grêles… Dans les Hautes Andes, Fovida aide les petits producteurs de pomme de terre à s'y adapter, en renouant avec la culture de pommes de terre natives plus résistantes aux aléas que les variétés standards.
Fovida, Pérou
Le programme d'accompagnement de Fovida comprend aussi des formations et conseils pour développer de bonnes pratiques agricoles face au climat : déplacement des cultures en altitude, réintroduction des fertilisants et insecticides naturels…
Fovida, Pérou
Pari d'avenir, la remise en culture des « papas nativas » a un autre atout : elle revalorise les productions alors que les cours des pommes des terres standards, en vogue depuis les années 70, déclinent.
Fovida, Pérou
« Lorsque mon père m'a cédé les parcelles de la famille, un peu avant de mourir, il m'a dit : “Je te confie cette semence comme un trésor, fais en sorte qu'elle ne disparaisse pas.” », confie Victoriano Hilario Parra, producteur. Un trésor qui aide les petits producteurs à mieux s'adapter aux conditions du marché, favorisant ainsi leur autonomie.

DU 30 NOVEMBRE AU 11 DÉCEMBRE
- Objectif : COP21 -

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Cette année, la France accueille la COP21, 21e conférence des Nations-Unies sur le climat. Aujourd'hui, la question de la sécurité alimentaire n'est pas au programme des discussions, alors que des millions de personnes sont concernés chaque jour.

Mobilisons-nous pour faire entendre la voix des populations des pays du Sud, 1res victimes du climat, lors des négociations de la COP21!


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Aller plus loin

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Petit déjeuner menacé

Pour faire avancer la cause des victimes du climat,
notre food truck part à la rencontre des Parisiens

Son but? Rassembler les citoyens contre l'impact des dérèglements climatiques sur la faim dans le monde, juste avant la COP21. Sur place, on vous accueille, on vous informe, on vous explique comment soutenir notre cause… le temps d'un petit déjeuner un peu spécial.

Magasin bio :
événement « produits menacés »

Comment faire pour que chacun de nous se sente vraiment concerné par l’impact des dérèglements climatiques sur la faim dans le monde?