Fiches pédagogiques

Fiche 7

Restituer !

Objectifs de l’animation

  • Transmettre le message que le groupe aura défini ;
  • Élaborer une démarche d’éducation au développement vis-à-vis du public.

Ressources nécessaires

  • Le récit construit en commun/les éléments choisis à transmettre ;
  • Matériel divers : TV, vidéo projecteur, agrandissements de photos, matériel ramené du séjour, enregistrements (vidéo, audio…).

Temps nécessaire

Variable en fonction du mode de restitution choisi

Notions clés abordées

Le groupe s’est exprimé sur ses ressentis, une phase d’analyse a été effectuée, les éléments clés que l’on souhaite transmettre ont été choisis… maintenant, il va falloir s’adresser à un public. Les messages choisis et formalisés, il faut faire le choix d’un mode de restitution et se lancer !

Points d’attention pour l’animateur

Il faut avoir conscience qu’il n’est pas possible de laisser les jeunes évoquer tout ce qu’ils souhaiteraient. Un public, quel qu’il soit, peut difficilement intégrer plus de 3 idées clés. Trop dilué, tout message perd de son impact et ne peut être bien intégré. Afin que le public reste globalement réceptif aux idées fortes, il va falloir capter et conserver son attention. Pour l’impliquer et qu’il se pose des questions sur ce qu’il peut lui-même faire par la suite, il faut rendre les choses concrètes, comparables, vivantes à l’aide de différentes méthodologies.

Déroulement de l’animation

La préparation
Le message, le thème et/ou les idées clés de la restitution que le groupe va proposer a été choisi et formalisé. Il est nécessaire de se redire à quel public on souhaite s’adresser ; quel type d’espace et quel aménagement de celui-ci sont nécessaires.
Différentes méthodologies sont possibles, il faut donc amener le groupe à définir comment il souhaite capter et conserver l’attention de son public.

1. Jouer sur les 5 sens
Les sens sont plus ou moins sensibles selon les personnes. L’un sera plutôt sensible à la vue, un autre à l’odorat, etc. Le groupe devra ainsi prévoir une stimulation de chacun de ces sens à l’aide de produits, d’objets ayant un lien avec le pays d’accueil.

  • Pour la vue : des photos, une exposition, des objets, un reportage vidéo ou un diaporama.
  • Pour l’odorat : des fruits découpés, des épices, du riz ou du maïs (cru ou cuit !), de l’encens, de la menthe…
  • Pour le toucher : des tissus, objets, des fruits et légumes entiers, des fèves…
  • Pour l’ouïe : de la musique, des interviews, des chansons enregistrées sur place.
  • Pour le goût : tout produit comestible.

2. Surprendre
Le public s’attend le plus souvent à une animation classique, avec un diaporama/une vidéo et une petite discussion ensuite. Il faut le surprendre dès le début et tout au long de l’animation. Dès l’accueil : un produit comestible à manger, une boisson. Prévoir une petite expo photos ou un décor spécifique pour habiller la salle où vous accueillez le public.
Autres possibilités : un repas à partager, en confectionnant des sets de table avec une carte du pays, quelques infos sur celui-ci, une ou deux photos ; pour démarrer la restitution à proprement parler, commencer par un « coffre à trésor » ; jouer sur les changements de rythme, varier les temps entre narrateur, témoignages, interviews, musiques.

3. Varier les supports
Ne pas rester sur un seul type de support : passer du « coffre à trésor » à un reportage photos court, enchaîner sur un temps de dialogue avec la salle, proposer des temps de pause avec un parcours gustatif, un quiz dynamique qui permet la participation de chacun, poursuivre par une prise de parole des jeunes sur ce qui les a bousculés dans ce projet, sur leurs prises de conscience par rapport à certaines questions liées à la solidarité ou à la relation à l’étranger. Terminer par une soirée dansante !

4. Faire des parallèles entre « ici » et « là-bas »
Mettre en comparaison certains chiffres équivalents en France comme la surface du pays, son Indice de Développement Humain (ou d’autres indicateurs alternatifs), le taux d’alphabétisation, le nombre de médecins par habitant ou toute autre donnée. Faire de même pour des éléments moins strictement quantifiables comme les relations entre générations, l’accès à la santé, à l’éducation, l’état de la liberté de la presse…

Quelques animations d’éducation au développement peuvent également servir à lancer un échange sur les inégalités dans le monde et l’interdépendance entre pays. Pour cela, n’hésitez pas à vous servir des animations présentées dans la partie Développement et Solidarité internationale de ce guide (« Jeu des chaises », « Le pas en avant », Le village mondial »…).

Le Jour J…

  • Jeter de nouveau un œil préalable sur ses notes, en particulier celles liées aux connaissances sur le pays, aux données clés. Ne pas avoir peur de prendre avec soi une fiche récapitulative.
  • Arriver largement en avance afin de tout préparer dans le calme et d’être disponible au moment de l’accueil.
  • Faire des essais pour caler les différents appareils audiovisuels choisis.
  • Briser la glace, si cela est nécessaire, en faisant un petit jeu :
    reprendre par exemple, un jeu ou un chant populaire du pays en faisant participer le public ;
    prendre 5 à 10 proverbes du pays, les écrire sur une bande de papier, les couper en deux, les distribuer et proposer au public de retrouver « leur » moitié.
  • Veiller à être humble lors de la présentation et à parler des limites du projet et du groupe. Ce ne sera pas un exposé sur tout un continent ou un pays. Le groupe est parti dans une partie du pays dans un laps de temps relativement réduit ! Ces « précautions oratoires » peuvent éviter quelques contradicteurs qui seront allés dans le même pays, mais pas au même endroit, ou plus longtemps et qui ont pu mieux approfondir certains points.
  • Aborder les questionnements de chacun, les questions que se posent les jeunes après ce voyage, tant sur les relations Nord/Sud que sur leur propre engagement.
  • Conserver un temps d’échange avec l’assemblée quels que soient les supports utilisés par le groupe.
  • Amener les gens à se poser des questions sur le rôle qu’ils pourraient jouer ici en France.