Un avenir sans faim

Publié le 05.02.2009 • Mis à jour le 13.02.2013

Assurer l’autonomie alimentaire

Dans ce territoire constitué à 80 % du Sahara et du Sahel, seul le sud du pays est cultivé, essentiellement pour le mil, le Nord étant réservé à l’élevage pastoral. Depuis 1990, la surface de la forêt a diminué d’un tiers.

En quarante ans, la surface arable a reculé de moitié alors que la population quadruplait. En 2005, la sécheresse et des invasions de criquets provoquent une crise alimentaire qui frappe le tiers de la population. Les zones excédentaires en production céréalière se concentrent au sud du pays : Say, au sud-est de la capitale Niamey, Mirriah et Magaria. Les zones déficitaires se trouvent au centre et au nord du pays, soit Niamey, Tera, Tillabéry, Ouallam, Gouré et Agadez. Les zones à équilibre précaire se répartissent le long d’une petite bande centrale, soit Filingué, Kollo et Tanout.

Le partenaire
Actions pour la souveraineté et la sécurité alimentaire au Niger ou ACCSA a été créée en 2005, prenant son autonomie vis-à-vis de l’antenne Afrique verte au Niger. Sa petite vingtaine de salariés sont au service de 200 organisations paysannes représentant quelques 50 000 personnes. L’ONG présidée par M. Juju est membre du réseau Afrique verte international.

Le projet
Pour améliorer la souveraineté alimentaire des Nigériens, mobilisés à 90 % par l’agriculture, ACCSA-Niger a défini 4 grands domaines d’action : l’appui à la commercialisation des céréales au Niger, le renforcement des capacités professionnelles techniques des responsables des organisations paysannes, le renforcement institutionnel de ces dernières par le biais d’actions de structuration et de formation et, enfin, la mise en place de facilités d’approvisionnement pour les zones déficitaires.

Les réalisations
• L’appui à 200 organisations paysannes ou « OP »
. Chaque OP comportant 30 membres et chaque membre étant issu d’une famille de 8 personnes en moyenne, le nombre total de bénéficiaires directs de ACCSA est estimé à 50 000 personnes.

• Les bourses céréalières . Il s’agit de confronter l’offre et la demande en céréales locales afin que les OP des zones déficitaires s’approvisionnent à à un juste prix, que celles des zones excédentaires aient des débouchés. Organisées chaque année en décembre, ces bourses ont un impact régulateur sur le prix des céréales, au bénéfice de toute la population. 5 banques céréalières ont été créées dans la banlieue de Niamey.

• La promotion des femmes. Avec les enfants, elles sont les principales victimes de l’insécurité alimentaire. Or, plus de la moitié des OP sont féminins : 27 sur 31 à Agadez, 10 sur 10 à Niamey, 39 sur 87 à Tillabéry... 3 unions d’OP exclusivement féminines se sont créées, Wakafey à Tillabéry, Indoudou à Agadez, Tashin da kanka à Zinder.

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