Un avenir sans faim

Publié le 14.11.2008 • Mis à jour le 09.07.2012

Exploitation illégale des ressources et conflit militaire au Nord-Kivu.

Novembre 2008

L’Union européenne doit faire cesser l’exploitation illégale des ressources naturelles qui alimente le conflit en République démocratique du Congo.
 
Les ministres des affaires étrangères de l’Union européenne viennent de reconnaître que « l’exploitation illégale des ressources naturelles constitue une source de financement des groupes rebelles et, dès lors, de la déstabilisation de la région »[1]. Mais aucune mesure concrète n’a été prise. Or, les populations civiles continuent de souffrir dramatiquement des effets d’un conflit qui perdure à cause de la capacité des belligérants de s’auto financer.
 
« Les groupes rebelles et les forces de l’Armée congolaise ont un intérêt à voir continuer la guerre car cela leur permet de s’enrichir grâce à l’exploitation du coltan, de la cassitérite et de l’or. Tant que ces ressources pourront être commercialisées, le conflit s’achèvera difficilement » indique Kambale Malembe, coordinateur du Forum des Amis de la Terre, partenaire du CCFD- Terre solidaire en RDC.
 
Pour Zobel Behalal, chargé de plaidoyer Paix et conflits au CCFD-Terre solidaire, « la situation en RDC démontre l’insuffisance du dispositif international pour mettre un terme à la possibilité pour un groupe rebelle ou un Etat d’utiliser les ressources naturelles pour entretenir les conflits ».
 
L’Union européenne doit peser de tout son poids pour que dans tous les processus de négociations en cours, l’exploitation des ressources naturelles soit abordée. Celle- ci est en effet l’une des racines du conflit dans la région. Nous lui demandons de :
œuvrer pour que la MONUC[2] ait explicitement le mandat de surveiller l’exploitation des ressources naturelles à l’est de la RDC.
exercer une pression sur les pays voisins de la RDC, qui profitent de l’exploitation des ressources et ceux par lesquels elles transitent, afin de ne pas fournir à ces ressources des débouchés internationaux « blanchis ».
œuvrer pour que le Conseil de sécurité de l’ONU adopte des sanctions à l’égard des différents bénéficiaires de l’exploitation des ressources qui alimente le conflit en RDC.
 
Contact presse :
Véronique de La Martinière
01 44 82 80 64
v.delamartiniere@ccfd.asso.fr

Nos projets

2 juin 2017

En Palestine, soigner une société traumatisée

Cinquante ans après la conquête par Israël de la Cisjordanie, de Jérusalem Est et de la Bande de Gaza, et près d’un quart de siècle après (...)

19 avril 2017

Victimes de la sécheresse et de Boko Haram, les éleveurs du lac Tchad appellent à la solidarité

Dossier : La faim guette les populations fragilisées par les crises politiques en Afrique

Dans un environnement déjà fortement fragilisé par la sécheresse, les populations de la région du Lac Tchad sont soumises aux violences et (...)

15 septembre 2016

Un rapport pour comprendre la crise en République centrafricaine

Le Réseau des Organisations de la Société Civile Centrafricaine pour la Gouvernance et le Développement (ROSCA-GD), partenaire du (...)

S’informer

23 août 2017

Les réseaux sociaux, des armes de mobilisation massive

300 - Juillet-Août

Facebook, Twitter, Instagram... En Argentine, au Brésil, comme dans toute l’Amérique latine, les réseaux sociaux sont devenus (...)

16 août 2017

La paix en marche en Colombie

300 - Juillet-Août

Au mois de juillet 2017, Bernard Pinaud, délégué général du CCFD-Terre Solidaire, était de retour en Colombie. Il connait bien ce pays où il (...)

24 juillet 2017

Brésil : une mère obtient justice pour son fils, jeune noir des favelas, assassiné

Marcia de Oliveira Silva Jacintho a perdu son fils de 16 ans assassiné en 2002 par des policiers de Rio de Janeiro. Accompagnée par la (...)