Un avenir sans faim

Publié le 30.11.1999 • Mis à jour le 09.05.2016

Après la guerre, la solidarité pour tout reconstruire

Au Nord du Rwanda, dans une région encore marquée par la guerre, Impuyaki appuie des groupes de paysans à retrouver une vie décente. La province de Byumba, au Nord du Rwanda, frontalière avec l’Ouganda, a été au cœur de la guerre dès 1990.

Dans la région montagneuse autour de l’usine de Mulindi, le Front patriotique rwandais (FPR), opposé alors au régime de Kigali, avait installé son quartier général après deux ans d’affrontements. La population a fui la zone pour trouver refuge ailleurs dans le pays et n’a pu revenir qu’à partir de 1994, une fois le conflit achevé avec la fin du génocide et l’arrivée au pouvoir du FPR. À leur retour, les habitants ont retrouvé des parcelles de terre revenues à l’état sauvage ainsi que des maisons en ruine. Le seul atout de la région étant de ne pas avoir connu le génocide.

Le partenaire

Impuyaki, qui signifie l’intergroupement des agriculteurs-éleveurs de Kiyombe, avait été créé en 1989. Avec l’aide internationale, Impuyaki distribuait alors essentiellement des semences de haricot et de maïs, ainsi que du petit bétail. Après 1994, les anciens membres on relancé l’association pour aider cette fois les habitants à tout reconstruire. À partir de 1998, Impuyaki a intégré un programme animé par le CCFD-Terre Solidaire dans l’Afrique des Grands Lacs et co-financé par le Ministère des Affaires étrangères dans le cadre d’une convention d’objectifs. Aujourd’hui il y a 47 organisations paysannes de base, composé de quelques familles réunies autour d’une situation bien spécifique.

Le projet

L’objectif de l’Intergroupement est de donner sous forme de crédits rotatifs, une impulsion en prêtant des petites sommes, des semences et du bétail afin de reconstruire les maisons, de relancer l’activité agricole et les petits commerces.

Les réalisations

Les 47 groupements concernent quelques milliers de personnes qui, dans un premier temps, ont pu retrouvé les éléments de base pour vivre : une maison, la capacité de travailler, une vache (à la fois signe nécessaire au statut social et pourvoyeuse d’engrais naturel pour refertiliser les sols)... Impuyaki accompagne aujourd’hui une démarche de diversification des cultures, d’amélioration des races bovines, encourage la reprise de la lutte anti-érosive... En lien avec la Sidi, elle met également en place une Mutuelle de solidarité pour être en mesure de démultiplier l’apport des financements extérieurs. 

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