Publié le 23.06.2010 • Mis à jour le 02.10.2015

Faire face à la violence et à l’oppression des dictatures

La « Fundación Servicio Paz y Justicia » (Serpaj) est une organisation sociale, d’inspiration chrétienne et œcuménique, qui a pour objectif de promouvoir la paix, la non-violence, et la reconnaissance absolue des droits humains.

Partenaire(s) : Serpaj

Les Secrétariats Nationaux de Serpaj Brésil, Chili, Costa Rica, Equateur, Mexique, Nicaragua, Panama, Paraguay, Colombie, Salvador et Uruguay forment avec le Secrétariat National d’Argentine, le Serpaj Amérique Latine.

En tant qu’organisation non gouvernementale, Serpaj Amérique Latine est membre consultant du Conseil Economique et Social de l’Organisation des Nations Unies et de l’UNESCO. Le président de Serpaj, Adolfo Pérez Esquivel a reçu, en 1980, le Prix Nobel de la Paix en vertu de son engagement pour la défense des pauvres et des opprimés en Amérique Latine.

En 1987, Serpaj a obtenu le prix UNESCO pour récompenser ses activités en faveur de l’Education pour la Paix et les Droits Humains.

Le CCFD-Terre Solidaire soutient les antennes du Serpaj au Paraguay, et depuis plus de 30 ans en Argentine. La relation avec l’Argentine et la société civile dans ce pays est particulièrement forte.

Le CCFD-Terre Solidaire a notamment été impliqué dans l’accueil des exilés et réfugiés politiques sous la dictature argentine dans les années 70. A ce titre, un message du secrétaire général du CCFD-Terre Solidaire avait été lu devant la foule rassemblée pour la cérémonie en l’honneur de Léonie Duquet et Alice Domon (religieuses assassinées par la dictature argentine en 1977), qui s’est tenue en 2005 à l’Eglise de la Santa Cruz à Buenos Aires. Depuis, la coopération s’enracine dans un contexte politique compliqué et s’attache au renforcement de la société civile.

Les actions de Serpaj à travers l’Amérique Latine sont nombreuses : éducation des jeunes en milieu scolaire, sensibilisation, accompagnement des familles en difficultés et des enfants des rues, permanence d’écoute et d’urgence, soutien des personnes emprisonnées, prise en charge en cas de violation des Droits Humains, santé, lutte contre l’exclusion sociale et la discrimination, soutien aux revendications des peuples indigènes, réinsertion, formations, plaidoyer International...

Présentation du fondateur : Adolfo Perez Esquivel
Engagé dès les années 60 dans des mouvements chrétiens en faveur des plus pauvres, Adolfo Perez Esquivel est nommé coordinateur pour l’Amérique Latine de tous les groupes et mouvements non-violents dont les actions communes visent à faire face à la violence et à l’oppression des dictatures naissantes dans le Cône Sud de l’Amérique du Sud.

A la fin des années 60 et au début des années 70, des dictatures présentes dans de nombreux pays latino-américains (Brésil, Uruguay, Paraguay, Argentine, Chili, Pérou, Équateur, Bolivie, etc.), les séquestrations, les assassinats, les tortures et disparitions forcées (30.000 victimes en Argentine) se multiplient. Un réseau solidaire avec les réfugiés et exilés commence à se mettre en place dans les années 70, date à laquelle Adolfo Perez Esquivel noue des relations avec le CCFD-Terre solidaire.

Le Serpaj est alors créé afin de lancer une grande campagne pour dénoncer toutes ces atrocités. Emprisonné à plusieurs reprises, Adolfo Perez Esquivel reçoit en détention le « Mémorial de la Paix Jean XXIII » qui lui est décerné par Pax Christi International.

En 1980, il reçoit le Prix Nobel de la Paix qu’il accepte « au nom des peuples d’Amérique Latine et en particulier au nom des plus pauvres et au nom de tous ceux qui se sont engagés... ». 

Mais l’action du SERPAJ ne s’est pas terminée avec la fin des dictatures. Aujourd’hui, SERPAJ Argentine œuvre toujours au respect des droits de l’homme, notamment ceux des jeunes et des minorités indigènes, dont les droits sont bafoués par les diverses entreprises de pillage des ressources naturelles.

L’organisation a une action de terrain reconnue dans les quartiers pauvres de Buenos Aires en faveur des enfants des rues. Adolfo Perez Esquivel et le SERPAJ ont participé à de nombreuses actions de solidarité au Nicaragua, de soutien à Aung San Suu Kyi en Birmanie ainsi que des campagnes contre l’apartheid en Afrique du Sud, et plus récemment sur la situation en Afghanistan, au Moyen-Orient, au Tibet.

En Amérique du Sud particulièrement, il s’est mobilisé contre l’invasion de Panama, la guerre civile au Salvador, contre la guerre Pérou-Equateur, au Chiapas, etc. Adolfo Perez Esquivel a reçu depuis de nombreuses autres distinctions en Argentine et dans le monde entier.

Actuellement, il est président d’honneur du Service Paix et Justice en Amérique Latine (SERPAJ-AL), président de la Ligue Internationale pour les Droits et la Libération des Peuples, qui a son siège à Milan, membre du Tribunal Permanent des Peuples et membre du jury du Prix de Promotion de la Paix "Félix Houphouët Boigny" de l’UNESCO. Depuis 2003, il est également président de l’Académie de l’Environnement (IAES) de Venise (Italie).

JPEG - 5.2 ko
Adolfo Perez Esquivel

Le fondateur et prix Nobel Adolfo Perez Esquivel

Nos projets

15 septembre 2016

Un rapport pour comprendre la crise en République centrafricaine

Le Réseau des Organisations de la Société Civile Centrafricaine pour la Gouvernance et le Développement (ROSCA-GD), partenaire du (...)

8 août 2016 AZHAR

Au Mali, l’association Azhar soutient les initiatives Touaregs contribuant au vivre-ensemble

Assinamar Ag Rousmane est coordinateur de programme au sein de l’ONG Azhar, soutenue par le CCFD-Terre Solidaire depuis sa création en (...)

20 juin 2016 ANAFE

Défendre les droits des migrants aux frontières et en zone d’attente

Partenaire du CCFD-Terre Solidaire, l’Anafé – Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers – est l’une des rares (...)

S’informer

22 septembre 2016

La responsabilité des chefs d’Etat engagée après l’attaque du convoi humanitaire près d’Alep

L’attaque délibérée de lundi 19 septembre 2016 sur un convoi humanitaire apportant de l’aide essentielle pour venir en aide aux habitants (...)

12 septembre 2016

Violations des droits humains : STOP à l’impunité des multinationales !

La France et l’Union européenne doivent soutenir le traité des Nations Unies sur le respect des droits humains par les entreprises (...)

6 septembre 2016

Brésil : en pleine crise politique, les partenaires du CCFD-Terre Solidaire s’expriment

Les acteurs sociaux brésiliens – dont les partenaires du CCFD-Terre Solidaire – sont très alarmés par la régression radicale des politiques (...)