Publié le 17 juin 2005

La solidarité internationale en question

Les ONG humanitaires ont afflué vers les zones dévastées. Leur présence a souvent des effets indirects indésirables :

  • Les prix du transport et de l’immobilier se sont envolés
  • Elles ont recruté des membres qualifiés d’organisations locales à des salaires dix ou vingt fois supérieurs aux salaires locaux, faussant le marché de l’emploi.

Toutes les ONG qui ont collecté n’avaient pas forcément de capacité à agir de manière adaptée

  • Des organisations sont sorties du domaine de leur compétence, particulièrement dans la reconstruction d’infrastructures, habituel travail de l’Etat.
  • Un certain nombre d’ONG ont collecté des fonds pour les victimes du tsunami alors qu’elles n’avaient pas de contacts ou de partenaires dans les régions touchées.

L’afflux de dons pour l’urgence a faussé la perspective
Certaines ONG ont cherché à engager au plus vite les sommes collectées parce qu’elles n’ont pas la capacité de travailler dans le long terme. Alors que c’est dans le travail de réhabilitation que les besoins s’avèrent les plus criants.

Des organisations religieuses ont profité de la situation pour faire du prosélytisme

  • Des organisations d’islamistes radicaux ont débarqué à Aceh pour rallier des victimes à leur cause
  • Des organisations chrétiennes sélectionnent les personnes en fonction de leur religion.
  • Des sectes évangéliques chrétiennes tentent de profiter du désaroi pour recruter.
  • Ces entreprises constituent non seulement un abus des conscience mais risque d’aviver les tensions dans des contextes souvent très fragiles.

Le rôle de la solidarité locale a été négligée
Les sociétés locales ont également fait preuve d’une solidarité de très grande ampleur qui a permis de répondre aux besoins matérielles les plus immadiats. Notamment en Inde.

Le travail de réhabilitation a démontré l’importance des ONG locales.

  • Alors que dans les pays « riches », donateurs, on garde l’image d’États du Sud inefficaces et d’ONG internationales seules capables de travailler de manière compétente, le tsunami a démontré l’importance du rôle des ONG locales.
  • La capacité d’analyse des sociétés civiles locales pour définir les besoins, les modes d’action n’est pas forcément pris en considération par les interventions internationales.
  • Leur rôle de contre-pouvoir, de médiation, d’alerte auprès des pouvoirs publics locaux s’avère plus que jamais crucial pour une aide efficace.
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Prêter plus attention aux ONG locales
Par une volontaire occidentale auprès d’ONG acihaises, juil-sept 2005

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