Publié le 18 novembre 2009

Indonésie, préserver l’héritage culturel dayak

Avec plus de 212 millions d’habitants, l’Indonésie est le 4e pays le plus peuplé du monde. Elle est composée de 300 groupes ethniques dont beaucoup sont farouchement attachés à leurs spécificités culturelles et linguistiques.

Préserver la culture dayak

Composée de 450 groupes ethniques vivant à Kalimantan (Bornéo), la population indigène Dayak est estimée à 4 millions d’habitants.

L’exploitation industrielle des richesses naturelles du Kalimantan (mines d’or, forêts, plantations de palmiers à huile…) détruit l’environnement mais aussi les structures sociales, culturelles et politiques des Dayaks. Ce développement rapide, qui ressemble à un pillage économique, s’appuie sur des lois qui laissent peu de place aux Dayaks et leur profite peu. L’État indonésien, dans le cadre de sa politique de « transmigration », a poussé à la migration de Madurai (venus de l’île de madura) dans l’Île de Kalimantan, marginalisant les Dayaks sur leur territoire. C’est une source de conflit.

Le partenaire

L’institut de Dayakologie a été créé en 1991 pour préserver et perpétuer l’héritage culturel dayak, grâce à des travaux de recherche, des publications, des enregistrements sonores et des programmes d’éducation. Une langue et une culture constituent en effet pour un peuple le plus profond ciment identitaire. Refouler une langue et une culture, c’est créer des conditions propres au déclenchement des pires violences, comme cela se passe dans les réflexes de défense et de survie.

Le projet

Le CCFD apporte son appui, depuis 1993 à l’institut de Dayakologie. Le soutien du CCFD consiste à financer des enregistrements sur les traditions orales des Dayaks et à les diffuser, accompagnés des résultats des recherches qui y sont associées. La diffusion va s’opérer entre autres à travers des séminaires nationaux et internationaux.

Les résultats

Du point de vue culturel, le projet permet à un plus large public de mieux connaître la culture dayak et de développer auprès des Dayaks eux-mêmes une meilleure prise de conscience de leurs propres richesses et de leurs propres racines. Politiquement, cette action permet d’agir en faveur de la reconnaissance des droits coutumiers des Dayaks et d’effectuer dans cette perspective un travail de lobbying aux différents échelons de prise de décision : du local à l’international.

Cette initiative contribue à faire émerger des leaders capables de défendre, sur le terrain, les intérêts de leur peuple et de valoriser leurs initiatives.

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