Au Chiapas : défendre le droit des peuples indigènes à disposer d’eux-mêmes (Podcast)

Publié le 26.03.2021 Mis à jour le 26.03.2021

Walter Prysthon, Responsable du Service Amérique Latine du CCFD-Terre Solidaire, nous emmène au Mexique, au cœur la réalité des communautés indigènes du Chiapas. Avec lui, découvrons l’engagement de la DESMI, notre ONG partenaire, qui lutte à leurs côtés pour la reconnaissance de leurs droits.

Trente ans après la révolte Zapatiste : quelle réalité pour les peuples indigènes ?

Situé au Sud du Mexique, la région du Chiapas a connu dans les années 1990 l’un des soulèvements les plus importants de son histoire : la Révolution Zapatiste.
Cette révolte emblématique militait en faveur d’une amélioration des conditions de vie et du droit à l’auto-détermination des peuples autochtones.

Qu’ en est-il trente ans plus tard ? Les Accord de Paix San Andrès, signés en 1994 et encadrés par Monseigneur Samuel Ruiz (fondateur de la DESMI), n’ont pas été respectés par le gouvernement.

Face à ces manquements, les populations indigènes poursuivent une démarche de recherche d’alternatives pour leur développement et leur autonomie. Mais celle-ci est violemment réprimée par les attaques de groupes paramilitaires.

Face à ces violences, une partie de la population est contrainte de s’exiler dans les montagnes.

Cortège lors du 50e anniversaire de l’ordination de Mgr. Ruiz, fondateur de la DESMI. San Cristobal, Chiapas © Walter Pryston / CCFD-Terre Solidaire
Cortège lors du 50e anniversaire de l’ordination de Mgr. Ruiz, fondateur de la DESMI. San Cristobal, Chiapas © Walter Pryston / CCFD-Terre Solidaire

Lutter pour protéger la « Terre Mère »

La DESMI (Développement Economique et Sociale des Mexicains Indigènes), soutenue par le CCFD-Terre Solidaire, s’engage aux côtés des populations autochtones pour faire reconnaître leur droit à vivre dignement sur leurs territoires.

L’association place la protection des terres au cœur de son action, en tenant compte de la relation particulière qu’entretiennent les peuples indigènes à leur environnement.

« Pour les mayas, la terre n’est pas “un moyen de production“. Leur relation à la terre est bien plus profonde : ils la considèrent comme une mère nourricière. La “Terre Mère“ »

L’association intervient de manière intégrale : protéger leurs terres ; garantir le respect des cultures ; et le droit à l’auto-détermination, sont autant de leviers pour permettre aux autochtones d’exister en tant que peuple.

Auteur(s): Ophélie Chauvin
À lire
Donner
Suivez-nous
CCFD-Terre Solidaire
Comité Catholique Contre la Faim
et pour le Développement – Terre Solidaire
4 rue Jean Lantier
75001 Paris
France
Tel (+33)1 44 82 80 00
N° SIREN 775 664 527
N° RNA W759000066