Publié le 23.11.2012 • Mis à jour le 20.03.2013

Le sommet de Doha doit jeter les bases de la justice climatique

affirment les réseaux de développement catholiques

Une réduction plus marquée des émissions de gaz à effet de serre, de l’argent sur la table pour venir en aide aux communautés vulnérables victimes du changement climatique et un plan de travail clair et précis pour aboutir à un accord climatique mondial en 2015, tels sont, d’après la CIDSE et Caritas Internationalis, les ingrédients d’un COP 18 réussi.

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Le sommet mondial sur le climat se tiendra à Doha, au Qatar, du 26 novembre au 7 décembre 2012. Pour ouvrir la voie à un nouvel accord climatique équitable, efficace et contraignant en 2015, Doha doit se solder par de réelles avancées et par des engagements concrets, déclarent la CIDSE et Caritas Internationalis, deux réseaux internationaux représentant 180 organisations de développement catholiques du Nord et du Sud.

S’il incombe à chacun de prendre ses responsabilités face aux changements climatiques, c’est aux économies les plus avancées de donner l’exemple en réduisant de manière significative leurs émissions de gaz à effet de serre. Pour l’heure, le Protocole de Kyoto est le seul et unique instrument mondial contraignant en la matière. Le problème, c’est que la plupart des plus gros émetteurs de la planète ne l’ont pas ratifié ou comptent s’en retirer lorsque débutera la seconde période d’engagement, en janvier 2013.

« Manque de moyens et d’ambition : tout est là. Le nouveau rapport de la Banque mondiale, qui nous annonce une augmentation de la température mondiale de 4 degrés Celsius, n’est que le énième cri d’alarme qui doit nous faire réagir. Il faut une réduction plus marquée des émissions de gaz à effet de serre et la mise en place d’économies durables et sobres en carbone pour protéger les populations vulnérables déjà victimes d’épisodes météorologiques extrêmes et pour préserver les générations futures, » déclare Bernd Nilles, Secrétaire général de la CIDSE.

En 2010, les pays développés ont créé le Fonds vert pour le climat, qu’ils se sont engagés à alimenter à hauteur de 100 milliards de dollars par an jusque 2020 pour couvrir les besoins climatiques des pays en développement. Or la première période de financement climatique s’achève en décembre de cette année, et rien ne garantit que le Fonds sera financé à partir de 2013.

« Ce sont les populations les plus pauvres et les plus vulnérables en général, et les petits paysans des pays en développement en particulier qui subissent les effets d’un problème qu’ils n’ont pas créé qui doivent être au cœur des négociations sur le climat. Mais comment les pourparlers peuvent-ils avancer si les pays riches renient leurs promesses de soutien aux efforts d’adaptation au changement climatique ? » demande Michel Roy, Secrétaire général de Caritas Internationalis.

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