Publié le 23.01.2005 • Mis à jour le 27.07.2012

En direct : la délégation du CCFD est enfin au complet à Porto Alegre… (4/10)

Nous sommes près de 80 personnes : bénévoles, jeunes du réseau et/ou des mouvements. Deux journées de rencontres et d’échanges ont permis au groupe de mieux se connaître et de se préparer à vivre le FSM…

Campagnes et plaidoyers du CCFD et de ses partenaires.

Différentes thématiques comme la problématique de l’eau, du sida, de la souveraineté alimentaire, les conditions de travail, l’annulation de la dette, ont permis de regrouper des gens de tous horizons qui ont tous réfléchis et échangés sur la façon de mener une campagne. Le but de cet échange était de pouvoir articuler les actions entre le nord et le sud, ainsi que de partager nos complémentarités et nos difficultés.

Anecdotes et dépaysement

Bien que nous soyons restés à l’hôtel, nous avons commencé à ressentir la culture brésilienne à travers des exercices d’accueil menés par le groupe EQUIP originaire du nordeste. Ces exercices étaient essentiellement basés sur l’idée que nous pouvons nous exprimer en contournant les barrières des langues (16 langues différentes au FSM : une nouvelle tout de Babel !) grâce à l’expression du corps.

Enjeux du FSM et les forums sociaux dans le monde

Dès l’origine, le Forum Social Mondial se veut comme un contre sommet, c’est la raison pour laquelle il a toujours lieu en même temps que le Forum de Davos, et dans un pays du sud.

Il n’est pas un lieu de décision, mais de débats, de discussions, de rencontres, de propositions avec toujours cette intime conviction qu’un autre monde est possible.
Les détracteurs du FSM, lui reproche souvent que rien de concret n’en ressort. Mais il oublie de regarder l’ampleur du phénomène qui s’étend à travers le monde : il ne se passe pas une semaine sans qu’un forum social n’est lieu quelques part dans le monde à toutes les échelles.

C’est ce que nous avons compris en discutant avec les partenaires du CCFD.
En Somalie par exemple, le forum social a permis la prise de conscience que c’est par les femmes que les changements arriveront. Elles se sont organisées pour réaliser différents programmes à propos de l’éducation, sur la couture, etc. L’objectif étant entre autres que certaines femmes maltraitées puissent choisir une certaine indépendance vis à vis de leur conjoint.

Quelques mots redynamisant de Chico Whitaker [1]

“Le FSM n’est pas qu’un événement, c’est surtout un processus. C’est une demande qui s’inscère dans la vie de toute organisation de la société civile. Les participants au FSM viennent pour connaître d’autres actions, se reconnaître dans d’autres actions, penser à de nouvelles iniatives et s’articuler pour les organiser.

Après le forum chacun revient chez lui un peu plus enrichit de connaissances mais aussi des liens créés avec d’autres.

Le FSM n’est ni une force homogène, ni une armée, c’est un réseau horizontal qui vise à agir à tous les niveaux du plus local aui plus global.

On attends environ 150 000 participants et aucune activité n’a été organisée par le comité d’organisation, mais elles sont toutes organisées ! Un enjeu important : prouver que ça marche !”

[1Francisco (Chico) Whitaker est le secrétaire exécutif de la commission justice et paix de la conférence épiscopale brésilienne

S’informer

23 mai 2017

Forum social mondial : Le regard des jeunes

295- Septembre/Octobre 2016

Pendant deux semaines, à Montréal, du 2 au 15 août 2016, une délégation de 114 jeunes, dont seize partenaires, envoyée par le CCFD-Terre (...)

21 septembre 2016

FSM 2016 : expérience réussie pour la délégation du CCFD-Terre Solidaire

Du 9 au 14 août 2016, le CCFD-Terre Solidaire a rassemblé 130 personnes, dont une grande majorité de jeunes, en amont et pendant le Forum (...)

28 juillet 2016

140 jeunes du CCFD-Terre Solidaire au Forum Social Mondial 2016 (communiqué)

Pour cette nouvelle édition du Forum Social Mondial à Montréal au Canada, qui se tient pour la première fois dans un pays du Nord, le (...)

Nos projets

16 mai 2014

Une agence d’information alternative en Amérique latine

Sur un continent marqué par la présence de grands groupes de presse omnipotents, comme Globo au Brésil ou Clarin en Argentine, les médias (...)