Publié le 1er mai 2006

Le développement est-il une solution à l’émigration ?

« Aidons les pays pauvres à se développer et leurs habitants ne viendront plus chez nous » : une évidence de bon sens ?

• De quel développement parle-t-on ?
En Amérique centrale, la croissance et le développement économique sur les bases du modèle néolibéral n’empêchent pas les Centroaméricains de vouloir franchir le Rio Grande. Les emplois des zones franches et les perspectives offertes par l’agrobusiness ne suffisent pas, par exemple, à « fixer » les Salvadoriens.
Au contraire, en détruisant l’emploi rural, le « développement » fondé sur la mise en concurrence des agricultures du Sud et celles des pays riches, sur l’investissement dans l’agriculture industrielle... accroît l’émigration.

• L’équation entre pauvreté et émigration est-elle toujours juste ?
Les migrants quittent leur pays parce qu’ils sont pauvres, certes, mais aussi parce que cela fait partie d’une tradition et d’une culture du voyage, comme au Mali.
Du reste, ce ne sont pas les plus pauvres, les plus marginalisés qui émigrent. Mais plutôt des jeunes déterminés à se donner les moyens de sortir de leur situation, de plus en plus formés, diplômés...

• Le développement d’un pays peut générer encore plus d’émigration.

L’ouverture au monde, au commerce et aux échanges culturels peut créer des perspectives légitimes de mobilité (échanges universitaires, expérience professionnelle à l’étranger).
La mobilité peut faire partie d’une stratégie de développement.

• Le développement ne doit pas être instrumentalisé par le contrôle des flux migratoires.
Il faut renverser la tendance et mettre la politique migratoire au service du développement :
- Intégrer les initiatives des migrants aux politiques de coopération
- Faciliter les allers-retours entre la France et le pays d’origine
- Fluidifier les transferts financiers

Les immigrés peuvent devenir des acteurs du développement de leur pays, se donner un rôle actif en partenariat avec les acteurs français du développement et les interlocuteurs de leur pays. Et acquérir une nouvelle citoyenneté.

Nos projets

5 avril 2018

Au Mexique, les familles de disparus témoignent et s’organisent (vidéo témoignage)

A la veille de l’élection présidentielle au Mexique, n’oublions pas les personnes disparues. Selon la société civile, au moins 180 000 (...)

12 septembre 2017

En vacances avec des demandeurs d’asile au Pays basque (diaporama)

Inviter des familles de demandeurs d’asile à passer des vacances ensemble ? C’est le pari relevé au mois d’août par des bénévoles du (...)

12 juillet 2017

Sri Lanka : aider les personnes déplacées par la guerre, en particulier les veuves

Après des années d’un long conflit meurtrier, l’association sri lankaise Nafso accompagne le retour des personnes déplacées par la guerre, (...)

S’informer

13 de julio de 2018

¿Qué hacen los miembros de la Unión europea para que la ONU acabe con la impunidad de las empresas multinacionales?

Un colectivo de 36 organisaciones de la sociedad civil (asociaciones y sindicatos) interpeló a los Estados miembros de la Unión europea (...)

12 July 2018

What are the European Union and its individual Member States doing at the UN to stop corporate impunity?

On 11 July 2018, during the consultations taking place at the UN, a group of 36 civil society organisations called on the Member States (...)

12 juillet 2018

Que font les Etats membres de l’Union européenne à l’Onu pour mettre fin à l’impunité des multinationales ?

Ce 11 juillet 2018, un collectif de 36 organisations de la société civile (associations et syndicats) a interpellé les Etats membres de (...)