Publié le 1er mai 2006

De qui parle-t-on ?

Etranger
Personne résidant en France mais n’ayant pas la nationalité française. Le recensement de 1999 comptabilise 3,2 millions d’étrangers, soit 5,4% de la population.

Immigré
Personne née de nationalité étrangère dans un pays étranger et vivant en France. Ainsi, on peut acquérir la nationalité française et continuer d’appartenir à la population immigrée.
A la mi-2004, l’Insee a recensé 4,9 millions d’immigrés, soit 8,1% de la population.

« Deuxième génération »
Personne née en France, quelle que soit sa nationalité, dont l’un des deux parents au moins est né à l’étranger. C’est le cas d’environ 2,3 millions de personnes, dont un million de moins de 17 ans.

Ce terme apparemment objectif, a toutefois tendance à devenir une manière détournée de désigner des citoyens français stigmatisés en raison de l’origine étrangère de leur parents. En général, pauvre et en provenance de pays non européens.
Le comble est atteint quand on commence à parler « d’immigré de troisième génération » !

Immigration régulière
Après une hausse continue depuis 10 ans, l’immigration régulière à caractère permanent (séjour de plus de un an) amorce une légère décrue en 2005 : 186 000 titres de séjour délivrés (contre 191 000 en 2004 et 105 000 en 1996).

On distingue trois motifs principaux d’immigration permanente :
• Au titre des migrations familiales. Cette catégorie, en baisse, représente toujours plus de deux-tiers des titres de séjour.
• Au titre du travail, environ 12% des entrées.
• Au titre de l’asile (environ 10 000 bénéficiaires du droit d’asile en 2003)

L’immigration temporaire, représente pour le travail (stage, Cdd, contrat saisonnier...) 10 000 entrées en 2003, et pour les études, 54 000 entrées en 2003.

En 2003, 78% de l’immigration à caractère permanent provenait de pays extérieur à l’espace économique européen.

Sans-papier, clandestins...
Pour obtenir leur titre de séjour, les étrangers arrivés en France, avec un visa long séjour doivent, deux mois après leur arrivée, faire une demande auprès de la préfecture.
De nombreux immigrés entament ainsi un séjour régulier en France puis se voient refuser le renouvellement de leur titre de séjour. Ils deviennent alors des sans-papiers.

Sans-papier, clandestins n’est pas synonyme de délinquance. Les personnes impliquées dans des trafics illégaux (drogue, vols... ) ne sont pas non plus tous des clandestins (et pas forcément des étrangers non plus).

Les sans-papiers, entrés clandestinement sur le territoire ou privés de titre de séjour après des années passés dans la légalité, seraient environ 400 000 en France.
En Angleterre, ils seraient 430 000.

Demandeur d’asile
Toute personne arrivant en France et qui s’estime en danger dans son pays peut demander à bénéficier du statut de réfugié. Il doit pouvoir déposer dès son arrivée sur le territoire français une demande d’asile.
Le dépôt de cette demande en préfecture donne le droit de séjourner en France le temps que de l’examen de la demande.
En revanche, ce statut n’autorise plus le demandeur d’asile à travailler.

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