Noël contre la faim

Publié le 1er mai 2006

Pression migratoire

La pression migratoire désigne la demande d’immigration de résidents étrangers souhaitant entrer dans un pays donné. Dans le langage courant, cette notion s’associe souvent à une inquiétude liée à l’afflux de migrants. Marquée par la subjectivité, la pression migratoire qu’un pays se croit en mesure de supporter dépend de son état général, de sa situation économique à son « humeur politique ».

• La France n’est pas envahie
En 2004, l’Ined (Institut national d’études démographiques) a rétabli quelques vérités statistiques. La France est le pays d’Europe où la croissance démographique dépend le moins de l’immigration. Le pays comptabilise un solde positif de 200 000 naissances pour un solde migratoire positif de 65 000 entrées : soit une contribution de l’immigration à la croissance démographique de 32%. Loin des 75% de l’entre-deux-guerres ou des 40% des Trente Glorieuses (en période de babyboom)...

• L’immigration clandestine n’est pas "inquantifiable"

L’apport de l’immigration clandestine peut s’évaluer au regard des régularisations massives passées qui ont "révélé" le nombre de migrants illégaux sur le territoire. Aujourd’hui, entre 300 000 et 400 000 sans-papiers vivraient en France ce qui, selon les études de l’Ined, représenterait environ 30 000 entrées par an.

• Une pression moins forte que chez nos voisins, moins importante que par le passé
La pression migratoire que connaît la France est moins importante que celle de ses voisins. En 2001, l’Italie évaluait le nombre des clandestins à 700 000, contre 690 000 en Espagne. Des sans-papiers dans leur grande majorité régularisés depuis.

En 2004, l’Ined recensait 8,4% d’étrangers sur le territoire (9% en Allemagne, 10% en Autriche, 20% en Suisse). En 1931, le taux était a peu prés équivalent (7%), après que le nombre d’étrangers ait doublé en dix ans. Entre 1960 et 1975, le nombre de Portugais en France est passé de 50 000 à 750 000. La France a donc connu des "défis migratoires" bien plus importants que ceux de ces dernières années.

• "Pression à l’intégration"
Pour François Héran (Ined), "la pression migratoire exercée aux frontières existe bien, en partie au travers de la procédure de demande d’asile, mais elle ne correspond pas à une invasion". Aujourd’hui, le pays doit surtout penser l’intégration des immigrés et de leurs enfants qui exercent, à juste titre, une "pression à l’intégration".

Nos projets

12 septembre 2017

En vacances avec des demandeurs d’asile au Pays basque (diaporama)

Inviter des familles de demandeurs d’asile à passer des vacances ensemble ? C’est le pari relevé au mois d’août par des bénévoles du (...)

12 juillet 2017 Nafso

Sri Lanka : appuyer les pêcheurs face à l’accaparement du littoral

Développer le pays. Si le mot d’ordre du gouvernement sri lankais parait louable, les bénéfices de cette politique restent trop souvent (...)

12 juillet 2017 Nafso

Sri Lanka : aider les personnes déplacées par la guerre, en particulier les veuves

Après des années d’un long conflit meurtrier, l’association sri lankaise Nafso accompagne le retour des personnes déplacées par la guerre, (...)

S’informer

8 décembre 2017

Au Mexique, le Prix National des Droits Humains 2017 décerné à notre partenaire Miguel Gandara, président de Serapaz

Avec tous les membres de Serapaz, le CCFD-Terre Solidaire se réjouit de voir le Prix National des Droits Humains au Mexique décerné à son (...)

7 novembre 2017

Paradise papers : les paradis fiscaux, comme l’île Maurice, sont une entrave aux droits humains (témoignage)

Dossier : Vers un traité Onu contre l’impunité des multinationales

Chaque année, l’Ile Maurice, véritable paradis fiscal, doit renoncer à des investissements dans le secteur de la santé et de l’éducation. (...)

6 novembre 2017

Paradise Papers : pourquoi les Etats doivent reprendre la main face aux multinationales

Les Paradise Papers révèlent des scandales d’une ampleur inédite concernant les pratiques de riches particuliers, d’hommes d’État et de (...)