Publié le 15.07.2014 • Mis à jour le 15.07.2014

Bande de Gaza, une lettre ouverte au Président Hollande

La population de la Bande de Gaza est pour la troisième fois consécutive, en 5 ans, touchée par des bombardements massifs de l’armée israélienne. Au-delà des morts, des blessés, des destructions de maisons et des milliers de déplacés, nos partenaires se font l’écho de la répétition et de la peur du lendemain que subissent les habitants de cette terre sous blocus.

Un cessez-le feu et une fin des violences sont nécessaires et ce, de manière urgente. Mais la communauté internationale doit faire plus pour trouver des solutions durables au conflit israélo-palestinien. Elle doit en particulier œuvrer pour la levée du blocus de la Bande de Gaza et que chacun respecte ses obligations au regard du droit humanitaire international.

La plateforme des ONG françaises pour la Palestine, dont le CCFD-Terre Solidaire est membre, a écrit une lettre ouverte au Président Hollande.

La Plateforme Palestine propose aussi aux citoyens un courrier type à envoyer à la Présidence l’appelant « à agir de manière ferme et urgente pour qu’un cessez-le feu entre les parties soit mis en place, à condamner fermement le ciblage délibéré des civils et des infrastructures civiles et appeler les différentes parties à cesser les attaques in-discriminés contre les civils et l’usage excessif de la force et à agir pour la levée du blocus de la Bande de Gaza. »

Comme l’écrivait le 11 juillet Raji Sourani, directeur du Centre palestinien pour les droits de l’homme, dans le texte intitulé « La violence a duré trop longtemps - nous avons perdu tout espoir » : « Quelle est notre demande ? Elle n’est pas extravagante, ou déraisonnable. Nous voulons être traités comme des égaux. Nous voulons que nos droits soient respectés, et protégés. Nous demandons que le droit international soit appliqué, autant pour Israël que pour la Palestine, pour les Israéliens comme pour les Palestiniens. La règle du droit international doit être respectée, et tous les responsables des violations de ces droits doivent être tenus pour responsables. Pendant trop longtemps, nous avons été soumis à la loi de la jungle. Pendant trop longtemps, la communauté internationale a tourné le dos à l’application de la loi, en faveur d’un compromis politique. Cela doit cesser. Nous avons besoin de justice, car en l’absence de justice, il n’y a aucun espoir. Cette situation a duré trop longtemps. La mouture implacable de l’occupation est le moteur du désespoir de la jeunesse. Elle n’est nulle part en sécurité à Gaza. Et elle ne peut fuir nulle part. La conviction quotidienne et renouvelée des gens en l’espoir se fane, et cela ne peut qu’empirer. »

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