Publié le 17.09.2015 • Mis à jour le 12.10.2015

« Tournons la page » dénonce le coup d’État en cours au Burkina Faso

La coalition internationale « Tournons la page » dénonce avec la plus grande fermeté le coup d’État en cours au Burkina Faso, demande la libération des otages au palais présidentiel et soutient la résistance pacifique de la société civile burkinabé.

La révolution burkinabè a suscité l’espoir dans de nombreux pays d’Afrique ; le coup porté à la transition démocratique est une atteinte à tous les démocrates africains. Elle salue la prise de position rapide de l’ONU, de l’Union Européenne et de l’Union Africaine et invite ces instances à employer tous les moyens pour soutenir les citoyens burkinabés dans la reconquête de leur démocratie.

La coalition « Tournons la Page » invite les militaires burkinabés au respect des droits et libertés, et encourage les ambassades sur place à ouvrir leurs portes en cas d’atteintes graves aux droits des citoyens burkinabés mobilisés.

Rappel des faits : Le 16 septembre 2015, dans l’après-midi, les militaires de la garde présidentielle (RSP) ont envahi le palais présidentiel de Kosyam en plein Conseil des Ministres, et pris en otage Michel Kafando, président de la transition, Isaac Zida, Premier Ministre, ainsi que deux autres ministres du gouvernement de transition. Ce matin, 17 septembre 2015, un militaire a annoncé la démission du président et la dissolution du gouvernement et du Parlement de transition.

Le Burkina Faso était entré dans un processus démocratique suite à la démission de Blaise Compaoré sous la pression de la rue le 31 octobre 2014. Il est devenu par là un symbole de la mobilisation citoyenne en faveur de la démocratie pour le reste du continent. Les élections devant mettre un terme à la période de transition sont prévues le 11 octobre prochain. L’inclusion ou non des anciens proches de Blaise Compaoré dans ce processus électoral était au cœur des débats ces derniers mois. Depuis la révolution pacifique d’octobre 2014, le rôle du RSP, ancien bras armé du régime Compaoré, est également au cœur des tensions politiques entre la transition et les militaires et fait peser une menace récurrente sur la transition démocratique. Un récent rapport de la Commission pour la réconciliation préconisait la dissolution de ce régiment.

Communiqué Tournons la Page du 17 septembre 2015

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