Publié le 29.10.2011 • Mis à jour le 23.08.2012

Le G20 2011 chronique d’un rendez-vous (encore) manqué ?

Paris, le 29 octobre 2011

Au G20 de Cannes comme aux précédents G20 et G8, le CCFD-Terre Solidaire rappelle que des solutions existent pour mettre fin à l’opacité financière et à l’évasion fiscale, mettre en place une fiscalité au service du développement, en finir avec la spéculation sur les matières premières et garantir des prix justes pour les producteurs et les consommateurs et encadrer les activités des multinationales.

Le CCFD-Terre Solidaire est présent dans l’Alter-sommet de Nice et dans l’enceinte du G20 de Cannes, avec dix responsables d’organisations qui sont ses partenaires dans les pays du Sud, et à travers la mobilisation de son réseau de bénévoles.

Une délégation du CCFD-Terre Solidaire accréditée au G20 de Cannes

Trois responsables du CCFD-Terre Solidaire sont présents dans le centre de presse. Ils pourront apporter leur décryptage sur les négociations en cours.

> Bernard Pinaud, délégué général
> Mathilde Dupré, chargée de plaidoyer financement du développement
> Antonio Manganella, chargé de plaidoyer responsabilité des entreprises

10 partenaires du Sud, responsables de plateformes en Afrique, Asie et Amérique latine, seront porteurs de leurs attentes envers le G20. Ils témoigneront des travaux de lobbying effectués à l’échelle nationale, régionale et continentale pour construire une autre mondialisation.

Le G20 2011 chronique d’un rendez-vous (encore) manqué ?

Le CCFD-Terre Solidaire ne considère pas le G20 comme un espace légitime de gouvernance et estime que le système des Nations Unies doit être le lieu où s’organisent les échanges et les décisions entre les pays riches et en développement. Si le G20 représente plus de 80 % du PIB mondial, il ne représente pas le monde et l’ensemble des nations. Et pourtant l’agenda clairement libéral des sommets entérine des politiques qui ne prennent pas en compte les intérêts profonds des peuples, en particulier ceux des pays les plus pauvres. Si le G20 souhaite apporter un soutien ferme au développement, il doit commencer par appliquer des règles strictes dans chacun des pays membres, notamment en ce qui concerne la lutte contre les paradis fiscaux, la régulation des activités des entreprises multinationales ou la spéculation sur les produits agricoles.

Pour le CCFD-Terre Solidaire, le sous-développement et le mal-développement trouvent leurs causes dans des choix stratégiques discutables en matière de politiques publiques, dans la cupidité de certains groupes et dans la dérégulation économique et l’opacité financière.

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