Publié le 25.09.2010 • Mis à jour le 13.08.2012

Accaparmenent des terres en Afrique

Touche pas à ma terre, c'est ma vie

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Paris, le 25 septembre 2010

L’Afrique fait face ces derniers temps à une nouvelle forme de colonisation à travers le phénomène d’accaparement des terres. L’accaparement des terres, c’est l’achat ou la location à très long terme (de 30 à 99 ans) de grandes superficies de terres agricoles par des Etats étrangers, des multinationales et parfois des opérateurs économiques privés nationaux.

Du rapport de la Banque Mondiale, il ressort, qu’avant 2008 l’augmentation moyenne annuelle de terres agricoles était de 4 millions d’hectares, mais qu’avant 2009, 45 millions d’hectares ont été annoncés comme pouvant faire objet de transactions en faveur de l’agriculture industrielle. L’Afrique est particulièrement ciblée pour l’accaparement des terres d’autant plus qu’environ 201 millions des 445 millions d’hectares de terres convenables à l’agriculture dans le monde se trouvent en Afrique au Sud du Sahara.

Ces transferts massifs de terres des communautés locales vers des investisseurs étrangers au milieu ont pour conséquences la destruction en profondeur de la vie sociale, économique et culturelle des populations concernées. En d’autres termes l’accaparement des terres conduit à la perturbation des systèmes d’exploitation agricole familiale qui assure la base de l’agriculture paysanne dont dépend la production vivrière nationale dans de nombreux pays en développement et particulièrement en Afrique. Il est évident que la souveraineté alimentaire est ainsi gravement mise en danger. Les paysannes et les paysans petits producteurs dessaisis de leurs terres entrent de facto dans une vie économique précaire, cause d’exode rural, tandis que ceux qui restent sur leurs terroirs deviennent des ouvriers agricoles sur leurs propres terres ou sombrent dans l’indigence. Les terres massivement arrachées aux communautés locales sont dévolues à l’agriculture industrielle, avec l’utilisation massive des intrants chimiques qui endommagent durablement l’environnement, avec « en prime », la perte quasi définitive du capital productif que constituaient leurs terres.

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