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Des conditions de travail indignes

L’éthanol, miracle économique brésilien ? Certes, mais à quel prix ? Celui de la misère humaine et du maintien de « politiques sociales » archaïques. Quant à la paye, elle est faible. En moyenne, un coupeur de canne perçoit 1 euro par tonne coupée.

Le « minimum » admis dans la profession est de 8 à 10 tonnes par jour. La pression est telle que certains ouvriers parviennent à couper jusqu’à… 15 tonnes par jour ! Une pression qui ressemble fort à une épée de Damoclès : les employeurs n’hésitent plus à menacer les coupeurs de les remplacer par… des machines.

Quant aux avancées obtenues par les rares organisations syndicales « indépendantes », elles concernent plus la nourriture et le logement que les conditions de travail.

Selon la Fédération des travailleurs de l’agriculture, un demi-million d’hommes sont embauchés chaque année dans le secteur de la canne à sucre. La plupart viennent de la région Nord-Est, la plus pauvre du Brésil. Jeune et corvéable à merci, cette main-d’œuvre est recrutée par les « gatos »,. Ces contremaîtres sont rémunérés « par tête » recrutée ou par pourcentage sur les salaires des coupeurs.

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