Un avenir sans faim

Publié le 04.07.2008 • Mis à jour le 29.06.2012

G8 d’Hokkaido :
N’oubliez pas les engagements pris lors du sommet de la FAO.

A la veille du G8 d’Hokkaido : Le CCFD rappelle aux pays riches les engagements pris lors du sommet de la FAO.

Le G8 sera l’occasion pour les grands pays de prendre des mesures concrètes pour résoudre la crise alimentaire mondiale.

C’est du moins l’engagement pris lors de la conférence de la FAO de juin dernier.

A son terme, un consensus s’était dégagé sur le besoin de réinvestir dans le secteur agricole.
Le président français Nicolas Sarkozy rappelait la pertinence des agricultures familiales, vivrières et locales dans la réponse à cette crise. Et des promesses de don ont été faites…

Une première version d’un "plan d’action" devrait être présentée ce week-end à Hokkaido : aide aux petits agriculteurs en Afrique, levée des barrières commerciales, mesures de protection sociale.

Le G8 devrait être aussi l’occasion d’évaluer les promesses de dons annoncées à Rome :

  • 1,5 milliard de dollars de la part de la Banque de développement islamique (BID),
  • 1,2 milliard de dollars supplémentaires par rapport à ses prévisions du Programme alimentaire mondial (PAM),
  • 17 millions de dollars d’initiative d’urgence" de la FAO.

Aussi le Comité catholique contre la faim et pour le développement rappelle-t-il aux dirigeants des huit pays les plus riches du monde qu’ils doivent traduire en actes les engagements pris au Sommet de la FAO sur la crise alimentaire à Rome, le 5 juin 2008.

Les 8 pays les plus riches du monde auront-ils le courage politique de reconsidérer les orientations menées jusqu’à présent ?
Prendront-ils les décisions indispensables pour que leurs engagements ne restent pas lettre morte ?

En effet, pour développer leurs agricultures, les pays du Sud, en particulier les pays africains, doivent pouvoir intervenir sur leurs marchés agricoles et pouvoir les protéger.
Ces dispositions dépassent le cadre de la FAO. Elles nécessitent de :

  • consolider une gouvernance mondiale sur les questions agricoles et alimentaires.
  • réviser les règles du commerce mondial, fixées à l’OMC, fondées sur la seule libéralisation des échanges.
  • tourner la page des politiques d’ajustements structurels menées par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (BM et FMI).
  • associer systématiquement les sociétés civiles (ONG, organisations de producteurs…) aux prises de décisions et à la mise en œuvre des politiques.

S’informer

16 octobre 2017

10 ans après les émeutes de la faim, où en sont les engagements internationaux ? (rapport)

Dans son rapport intitulé « La faim justifie les moyens ! », le CCFD-Terre Solidaire constate la montée de l’insécurité alimentaire dans le (...)

6 octobre 2017

Etats généraux de l’alimentation : appel à la mobilisation

Alors que les Etats généraux de l’alimentation arrivent à mi-parcours, 50 organisations, dont le CCFD-Terre Solidaire, souhaitent que les (...)

15 septembre 2017

L’insécurité alimentaire dans le monde s’aggrave

La FAO, le FIDA, l’OMS, le PAM et l’UNICEF ont publié aujourd’hui « L’État de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde 2017 ». (...)

Nos projets

21 août 2017 Kuchub’al

Au Guatemala, les petits producteurs s’émancipent (témoignage)

La communauté La Florida au Guatemala produit du chocolat, du café et de nombreux produits agricoles. Après avoir conquis leurs terres, (...)

21 juin 2017 Gwénaëlle Lenoir , Adel

En Cisjordanie, l’agroécologie porteuse d’alternatives

299 Juin

En Cisjordanie l’agriculture paysanne palestinienne est entravée par le poids de l’occupation, l’accaparement des terres les plus fertiles (...)

6 janvier 2017 RTI , KPA

En Indonésie, une riziculture écologique et deux fois plus productive pour les paysans

Grâce à une méthode de riziculture intensive mise au point à Madagascar, les cultivateurs de riz parviennent à augmenter considérablement (...)