Un avenir sans faim

Publié le 20 novembre 2013

IDE soutenus par les Etats du Nord

Les autorités publiques des pays du Nord se comportent de plus en plus en véritables « agents de dopage » de l’IDE, en attachant à leurs missions essentielles celle de préparer le terrain à leurs businessmen nationaux dans leurs opérations de conquête des marchés étrangers. C’est le cas de la France dont le rayonnement, depuis quelques années, passe avant tout par la promotion de ses grandes entreprises. Vision plus porteuse que celle qui consisterait à défendre les droits humains, haut et fort, partout où ils sont bafoués ? Pas certain, surtout lorsque les violations en question sont le fait même de ces entreprises.

John Ruggie, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour la question des droits de l’Homme et des entreprises transnationales, a réalisé une étude analysant 320 cas de violations présumées des droits humains par des entreprises transnationales entre 2003 et 2007. Selon l’étude, 28 % des cas étudiés concernent le secteur extractif.

Le coaching diplomatique

Le terme de « diplomatie économique » est en train de passer dans le langage courant. Normal, c’est devenu une pratique presque banalisée en France, doublement justifiée en période de crise, qui consiste à lier l’appareil diplomatique à la promotion des investissements à l’étranger. Le procédé est simple, efficace : des représentants des grandes firmes se joignent aux voyages officiels en bénéficiant des réseaux d’influence de la diplomatie. Le ministère des Affaires étrangères a ouvert en 2013, une Direction dédiée aux entreprises et à l’économie internationale. Mais quels moyens se donne-t-il pour s’assurer que ces entreprises respectent bien les droits humains ? Le commerce international passe-t-il avant les droits humains ?

Assureur tous risques de ses champions nationaux

L’État français propose à ses multinationales une grande panoplie de garanties économiques publiques destinées à soutenir et inciter l’investissement direct à l’étranger. Ce dispositif dont la gestion est confiée à Natixis, entreprise privée, fait de l’État l’assureur tous risques des conséquences de comportements potentiellement hasardeux des multinationales opératrices de l’IDE… voire la caution indirecte des violations des droits dont elles se rendent parfois responsables.

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