Publié le 13 août 2013

Faire les bons choix

" Nous vivons sur une planète qui appartient à tous et qui n’est ni extensible, ni interchangeable. " (Repères dans une économie mondialisée, Commission sociale des évêques de France, 2005.)

Par ces mots, les évêques de France situent le niveau du débat sur le modèle agricole et alimentaire mondial. Il faut faire les bons choix aujourd’hui pour garantir demain le respect de la Création. Au-delà des urgences de tous ordres, l’exigence est d’ordre spirituel.
Partout sur la planète, des hommes et des femmes expérimentent de nouvelles formes d’agriculture, plus respectueuses des personnes, des peuples et de l’environnement. Au Brésil, l’AS-PTA emprunte la voie d’une agriculture agroécologique fondée sur le mimétisme avec les conditions naturelles.
À Borborema, une localité du Nordeste, elles sont 5 000 familles à y adhérer. L’agroécologie devient un sujet de débat au ministère de la Réforme agraire. En Asie du Sud-Est, Organic Asia est un programme d’ampleur de promotion de l’agriculture biologique à l’échelle de plusieurs pays de la sous-région.

Pas de modèle clés en main

Agroécologie, agriculture bio : selon les réalités, les mots et les intentions diffèrent. Ces nuances sont le signe qu’aucun modèle alternatif unique « clés en main » n’est disponible. En tout cas, au Sud comme au Nord, une multitude d’expériences sont à l’œuvre, qui montrent que d’autres voies sont possibles face à celle de l’agro-industrie exportatrice et grande utilisatrice d’intrants chimiques.
Pour le CCFD-Terre Solidaire, il s’agit en tout cas d’affirmer une priorité : « Les cultures vivrières et l’agriculture familiale de petite échelle doivent être protégées, du fait de leur plus grande efficacité économique, sociale, environnementale et surtout pour la sécurité alimentaire, comparée au modèle agro-industriel ».
À côté de la promotion d’alternatives, le CCFD-Terre Solidaire n’oublie pas la défense des droits des paysans face à la toute puissante agro-industrie. Dans les négociations en cours sur les investissements en matière de foncier agricole, il défend le principe d’un plus grand encadrement de pratiques qui sont la cause de nombreux accaparements de terres et de ressources.

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