Publié le 13 août 2013

Bien plus que quelques salades au bas des tours

Initiatives en ville : les jardins partagés

Un bout de pelouse ou un terrain délaissé au bas d’un immeuble sont autant de jardins en devenir. Des manieurs de pelle et de râteau, de tous âges et de toutes conditions, viennent y tester leur aptitude à faire pousser des radis et des salades, mais aussi leur goût pour la rencontre humaine et le respect de l’environnement.

Il y a toutes sortes d’ingrédients, en effet, dans les jardins partagés et la recette plaît à un nombre croissant d’amateurs. Un signe : à Brest, le nombre de parcelles gérées par l’association Vert le jardin est passé de trois il y a douze ans à soixante trois aujourd’hui. Le réseau national,
Le Jardin dans tous ses états, ne cesse de grandir également. Les jardins partagés sont nés de l’expérience des jardins familiaux qui, dès 1870, ont mis des parcelles à disposition des foyers ouvriers. Une autre influence est celle des jardins communautaires nord-américains qui ont inspiré la dimension collective de la formule actuelle.
Les jardins partagés d’aujourd’hui font découvrir le jardinage au plus grand nombre en redonnant une utilité à des espaces urbains délaissés et en créant du lien social autour de cette activité. Le plus souvent, il s’agit de propriétés de collectivités territoriales qui, en les confiant à une association, lui transfèrent en même temps une mission de service public au sein des quartiers.
L’écologie sous toutes ses formes (jardinage écologique, pratiques éco-citoyennes, etc.) figure en bonne place parmi les valeurs transmises. Une manière de sensibiliser les citadins à des enjeux environnementaux plus globaux que ce « jardinage des villes » permet d’appréhender de façon concrète.
Depuis quelques années, une autre utilité de ces jardins familiaux apparaît : celle de répondre aux besoins alimentaires de riverains ayant du mal à boucler leurs fins de mois. Un effet de la crise qu’un carré de légumes au bas des tours vient atténuer un peu.

Jean-Paul Rivière

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