Publié le 05.06.2008 • Mis à jour le 13.02.2013

Vers une union des paysans et producteurs agricoles de l’Afrique sub-saharienne.

Les professionnels de l’agriculture africaine regroupent leurs forces. Méthodiquement, les pays et professionnels de l’agriculture africains agissent pour la construction d’une « Plateforme panafricaine des organisations paysannes et de producteurs agricoles ».

A l’heure où les populations africaines subissent une situation alarmante, les organisations paysannes sub-sahariennes se sont réunies à Addis-Ababa, en Ethiopie, du 21 au 23 mai 2008. Leur but : partager les informations sur l’agriculture africaine, proposer des solutions à la crise agricole et alimentaire. Quatre grands réseaux sous-régionaux des organisations paysannes et de producteurs agricoles étaient présents : ceux de l’Afrique australe (SACAU), de l’Afrique centrale (PROPAC), de l’Afrique de l’est (EAFF) et de l’Afrique de l’ouest (ROPPA).
A l’issue de la réunion, ils ont décidé de créer la « Plateforme Panafricaine des Organisations Paysannes et de Producteurs Agricoles » de l’Afrique.

Pourquoi cette plateforme ?

Depuis plus de cinq ans, SACAU, PROPAC, EAFF et ROPPA ont consolidé leur connaissance mutuelle. Ils ont bâti une solidarité effective dans l’action : amélioration de la faisabilité du NEPAD (Nouveau partenariat économique pour le développement de l’Afrique) et alerte sur le danger que font courir les Accords de partenariat économique (APE) au devenir de l’agriculture africaine.
Ces combats les ont convaincus. Le progrès de l’agriculture africaine ne sera durable que si les organisations paysannes et de producteurs agricoles agissent au niveau continental.

A Addis-Abbeba, SACAU, PROPAC, EAFF et ROPPA ont mis en place un comité de pilotage. A lui de constituer, d’ici un an, la Plateforme panafricaine des organisations paysannes et de producteurs agricoles.
Cet instrument constituera un « levier puissant au redémarrage de l’agriculture africaine afin qu’elle puisse répondre aux fonctions de toute agriculture digne de ce nom ».

La déclaration finale en français

La déclaration finale en anglais

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