Mali

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Avec les deux tiers de son territoire situé dans le désert du Sahara, le Mali est un pays dans lequel cohabitent des peuples aux modes de vie très différents. Tandis que la majorité de la population vit de l’agriculture et de la pêche, le pays abrite 10 % de nomades, notamment des Touaregs.

En 2012, une partie de ceux-ci, membres du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) s’allient à des groupes islamistes djihadistes et attaquent le Nord du pays. Ils réclament l’indépendance de l’Azawad, territoire désertique au Nord du Mali. Les groupes djihadistes profitent des velléités d’indépendance touarègues pour tenter d’instaurer la Charia dans le pays.

L’état d’urgence est déclaré en janvier 2013 à la suite de l’avancée critique des djihadistes, qui ont abandonné leur allié touareg, en direction de la capitale, Bamako. C’est dans ce contexte que la France et le Tchad interviennent militairement au Mali.

Si la menace djihadiste a fortement reculé, elle n’a pas complètement disparu. Le Nord est toujours en proie à l’insécurité. La présence de l’armée française sur le sol malien, cinq ans après les premières interventions militaires est de plus en plus contestée par la population.

Actuellement, le Mali dépend de l’aide étrangère et est très vulnérable aux fluctuations des prix mondiaux du coton, l’une de ses cultures principales. Depuis la crise de la chute de ces prix en 2005, les communautés paysannes produisent à pertes. La recherche d’alternatives à la culture du coton est donc une priorité pour le pays, qui peine à sortir de la logique de la monoculture. Ainsi, l’accaparement des terres au profit de grands exploitants, souvent étrangers, est un enjeu majeur au Mali.

Dans ce contexte, le pays fait face à une insécurité alimentaire chronique. Celle-ci est aggravée par les changements climatiques qui menacent l’agriculture familiale basée sur des cultures pluviales. La variabilité accrue des précipitations déstabilisent l’agriculture tandis que la sécurité alimentaire des populations repose trop souvent sur les importations.

De plus, le Mali, terre d’émigration historique, est aussi une zone de transit pour les personnes migrantes venues de toute la région et qui font route vers l’Europe. L’insécurité au Nord du pays bouleverse les parcours empruntés par ces populations et en renforce la dangerosité.

Notre action

Le CCFD-Terre Solidaire agit avec ses organisations partenaires maliennes en faveur d’une transition vers l’agroécologie. Dans cette optique, une attention particulière est accordée à la question des semences.

Le Mali fait partie des pays engagés dans le programme TAPSA (Transition vers une Agroécologie Paysanne au service de la Souveraineté Alimentaire), ancien PAIES.

L’accompagnement des personnes migrantes est également un enjeu majeur de l’action du CCFD-Terre Solidaire et de ses partenaires au Mali.

Le CCFD-Terre Solidaire accorde également beaucoup d’importance à l’apaisement des tensions dans les régions conflictuelles. La question du vivre-ensemble est centrale dans plusieurs projets soutenus. Il travaille notamment auprès des populations touarègues.

Sources des données chiffrées :

  • PNUD
  • Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture

Quelques projets que nous soutenons :