Un avenir sans faim

Publié le 20.10.2009 • Mis à jour le 13.02.2013

La Maison des Migrants à Gao au Mali, fait partie d’une grande chaîne de solidarité

La Maison des Migrants qui s’est ouverte à Gao au Mali, fait partie d’une grande chaîne de solidarité. Le père Anselm Mahwera de Caritas y mène des actions soutenues depuis trois ans par le CCFD-Terre Solidaire.

Traditionnellement, le Mali est un pays de transit pour les migrants d’origine subsaharienne qui veulent gagner l’Europe ou chercher un travail en Afrique du Nord. Mais avec le durcissement des politiques européennes qui a rendu impossible le passage par le détroit de Gibraltar et les enclaves espagnoles, de nombreux migrants en échec restent à Gao.

Arrivé en 2005 à la mission catholique, dans le nord du pays, le père Anselm Mahwera, jeune père blanc tanzanien, a été saisi par la détresse de ces migrants. A la suite d’une rencontre entre différents acteurs de la région intervenant sur la problématique de la migration, organisée par Rencontre et développement et le CCFD-Terre Solidaire à Tamanrasset, en 2006, le père Anselm à travers Caritas s’est engagé dans une dynamique de réseau.

En s’appuyant tout naturellement sur ses frères blancs, ces missionnaires d’Afrique, homme de terrain qui travaillent en lien avec les populations locales et les musulmans dans un grand respect mutuel, mais aussi avec les associations de migrants. Le père Anselm joue un rôle moteur dans le lien qui s’est créé entre l’Eglise et la société civile.

Son travail sur les migrants couvre désormais toute la région Nord de Gao à Kidal et Tombouctou. Son expérience est devenue incontournable, c’est une référence. Il a réussi son défi : pérenniser l’accueil des migrants et leur ouvrir une maison à Gao.

La Maison du Migrant de Gao, essaie d’offrir quotidiennement un appui de proximité aux migrants démunis en agissant comme médiateur auprès des pouvoirs publics. Elle constitue aussi, en lien avec des partenaires d’autres régions du Mali, un vrai pôle de mise en réseau des acteurs intervenants sur les migrations tant avec le Sud maghrébin (Algérie, Maroc) qu’avec les pays subsahariens de la sous région (Niger, Mauritanie et Sénégal).

La Maison du Migrant de Gao offre tous les mois à environ 80 migrants refoulés du Maghreb, accueil, accompagnement aux démarches, hébergement provisoire et acheminement vers les régions d’origine. Pour le CCFD-Terre Solidaire, l’enjeu est de taille dans cette région où la question de la migration est cruciale : mettre en réseau des acteurs fragiles pour sécuriser et renforcer l’action locale auprès des migrants.

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