Publié le 28.04.2008 • Mis à jour le 13.02.2013

Comment sortir les paysans de l’extrême pauvreté

La province d’Inhambane est l’une des plus pauvres du Mozambique. Elle souffre de son isolement et de la faible qualité de ses sols. Les habitants y sont cultivateurs et éleveurs et pratiquent une agriculture de subsistance.

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Ces paysans accèdent difficilement aux ressources nécessaires à leur activité. Ils sont victimes de ce fait d’une insécurité alimentaire chronique. Ils ont dû compter ces dernières années avec plusieurs fléaux : la guerre civile mozambicaine qui avait décimé les troupeaux, des inondations catastrophiques en 2000 suivies depuis lors d’un déficit pluviométrique, enfin la pandémie du sida, très présente dans cette région du sud-est de l’Afrique.

Le projet
Kulima aide les habitants de la province d’Inhambane à renforcer leurs activités agricoles et pastorales. L’ONG a ainsi mis en œuvre entre 2001 et 2004 un vaste programme de promotion de l’élevage. Pour 2006, Kulima concentre son action sur huit groupements d’agriculteurs-éleveurs de la province. Les bénéficiaires sont des familles de petits paysans dans une zone agricole particulièrement défavorisée. Le projet consiste à financer des mini-initiatives à fort impact, permettant ainsi une amélioration significative des conditions de vie de la population.

Les réalisations
L’action entreprise par Kulima doit permettre aux habitants concernés d’améliorer leurs activités agro-pastorales et ainsi d’acquérir des revenus supplémentaires. Des groupements paysans sont formés pour élaborer des mini-projets, avec le soutien des techniciens de l’ONG. Grâce à ce travail, les villages connaissent une dynamique collective de développement. Les associations villageoises sont mobilisées pour différentes activités sociales. Enfin, les habitants sont sensibilisés à la transmission du virus du sida. Kulima appuie aussi la formation de groupes de soutien aux victimes de la pandémie.

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