Publié le 02.02.2009 • Mis à jour le 13.02.2013

Une vision globale de l’agriculture et de l’élevage

Dans ce territoire constitué à 80 % du Sahara et du Sahel, seul le sud du pays est cultivé, essentiellement pour le mil, le Nord étant réservé à l’élevage pastoral. Depuis 1990, la surface de la forêt a diminué d’un tiers.

En quarante ans, la surface arable a reculé de moitié alors que la population quadruplait. En 2005, la sécheresse et des invasions de criquets provoquent une crise alimentaire qui frappe le tiers de la population. A l’Ouest du pays, les régions dunaires de Dosso et Tillabéry sont déficitaires en céréales. On y pratique surtout l’élevage.

Le partenaire
Mooriben, « fini la misère » en langue Djerma Sonraie, a été la première organisation paysanne autonome en dehors des structures de l’Etat avant d’être reconnue en 1993. La Fédération des unions des groupements paysans du Niger regroupe 17 unions d’organisations paysannes, 550 groupements paysans, soit 29 000 membres environ dont 55 % de femmes. Présidée par Aftari Seydou, Mooriben s’est dotée d’un secrétariat exécutif de 9 salariés, dont 3 femmes, qui constitue la base d’appui stratégique à ses actions. La fédération fait partie du réseau CASPANI-Solidarité paysanne sans frontières.

Le projet
Mooriben a pour mission l’autopromotion paysanne, la promotion du monde rural et l’organisation pour ses membres d’activités économiques, sociales, éducatives et culturelles. Cela passe par l’alphabétisaion, la mise en place de caisses d’épargne et de crédit, l’approvisionnement en intrants agricoles, et l’organisation de banque de céréales.

Les réalisations
Opérant essentiellement dans des régions presque désertiques, Mooriben s’attache à développer le maraîchage, à promouvoir les pratiques culturales durables, à sécuriser la commercialisation des productions agricoles au moyen du warrantage. Les collecteurs de Mooriben achètent tabac ou oignons dans les villages et fournissent directement les commerçants à Niamey, ce qui permet de supprimer les intermédiaires et de lutter contre les pratiques spéculatives de constitution de stocks. Les caisses populaires d’épargne et de crédit (cpec) fondées par Mooriben et dans lequelles les ONG amies placent des lignes de crédit permettent aux membres du réseau de trouver un financement à taux réduit pour les achats d’engrais ou de semences, pour le fonds de roulement de leur petit commerce... Mooriben agit aussi auprès des forces politiques, avec succès : hausse des subventions aux engrais, discussion avec le gouvernement sur les problèmes d’attaques parasitaires et sur les conditions de distribution des vivres du Programme alimentaire mondial... 

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