Publié le 06.02.2009 • Mis à jour le 02.10.2015

Quand la famine n’est pas une fatalité

Depuis un siècle, le Sahel, large bande de désert, steppes et savanes, allant de l’Afrique de l’Ouest à la mer Rouge, progresse vers le Sud. Burkina Faso, Mali et Niger, 3 des 5 pays les plus pauvres du monde se trouvent dans cette région.

Les Sahéliens nourrissent le Sahel

Au départ, Afrique Verte est née de la volonté des ONG françaises qui avaient lancé la campagne "Pour une Afrique verte", ainsi que de celle de l’AFVP et du CCFD-Terre solidaire. Leur objectif était de soutenir les organisations paysannes céréalières qui opéraient dans les zones plus humides pour qu’elles puissent écouler leur production vers les régions du nord, agro-pastorales.
Petit à petit, les Sahéliens ont repris à leur compte cet objectif. En 2005, trois grandes associations nationales d’organisations paysannes sont fondées : APROSSA au Burkina Faso, AMASSA au Mali et ACSSA au Niger.
Trois ans plus tard, en décembre 2008, ces 3 associations se sont alliées à Afrique verte France, qui sensibilise l’opinion européenne aux enjeux alimentaires sahéliens, pour créer Afrique verte international ou AVI. Mamadou GoIta, président d’AMASSA, est secrétaire général d’AVI.

Le projet
Afrique Verte Internationale soutient les organisations paysannes céréalières dans les zones excédentaires et les aide à commercialiser leurs stocks vers les zones déficitaires. Cela permet aux paysans d’assurer durablement leur propre sécurité alimentaire et de ne plus dépendre de l’aide internationale. Avec AVI, il s’agit de « prolonger les activités nationales de ses membres à l’échelle internationale et d’étendre l’intervention à d’autres pays afin de renforcer l’impact du réseau dans son domaine d’actions ».

Les réalisations
Dans les trois pays d’intervention, les principales activités sont :

  • la formation technique et commerciale des responsables paysans,
  • l’appui à la commercialisation, y compris par le crédit,
  • la diffusion de l’information commerciale, notamment sur les prix et la disponibilité des céréales,
  • l’organisation de bourses aux céréales,
  • l’appui aux petites unités de transformation des céréales,
  • l’organisation de voyages d’échanges d’expériences entre organisations paysannes.

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